Hygiène
en œnologie
Bénéfice
et altérations des flores indigènes
GMT
: étude des flores fongiques responsables de goûts
moisi / terreux
Réduction
des altérations liées à Brettanomyces |
Hygiène
en œnologie |
Personne
en charge de l'action :
Pascal Poupault – email : pascal.poupault@itvfrance.com
ITV France – 46 avenue Gustave Eiffel –
37099 Tours Cedex 2 |
Intérêt pour la filière viti-vinicole
:
La grande diversité de la flore amenée
par le raisin et l’écosystème microbien
gravitant autour des sites de vinification, sont des facteurs
qui influent sur le déroulement des phases fermentaires
notamment dans le cas de fermentations spontanées.
Dans cette microflore, la présence de souches de
levures d’altération (ex. : Brettanomyces)
est souvent mise en évidence. Ces levures, qui sont
généralement constituées en biofilms
sur les matériels utilisés, survivent pendant
les vendanges malgré les pseudo-procédures
de nettoyage quotidiennes. Les risques d’altérations
liées à leur présence sont réels.
Ces biofilms peuvent provoquer la contamination d'un matériel
à un autre (dépôt de tartres, matières
colorantes) et se transmettre finalement au vin lui-même.
Les travaux engagés en 2004 visent à caractériser
les biofilms sur les matériels d’élevage
et à déterminer des procédures de désinfection
ciblant particulièrement les flores d'altération.
Partenaires techniques de l'action :
Institut de l’Elevage, INRA Theix.
Derniers résultats acquis :
Nature - Evolution des biofilms
:
Les biofilms sont en constante évolution car les
procédures usuelles de nettoyage-désinfection
ne permettent pas d’obtenir un niveau d’hygiène
satisfaisant du matériel en contact avec le vin et
ne permettent pas de les éliminer totalement. Après
les phases fermentaires, la présence de biofilms
est mise en évidence en 2004 sur vins rouges ; les
matériels en contact avec le vin sont contaminés
par des levures de type fermentaire et des levures d’altération
du type Brettanomyces. Comme pendant les vendanges, les
procédures de nettoyage sont insuffisantes pour éliminer
cette flore qui survie par les résidus de tartres
ou matières colorantes.
Les résultats confirment la mauvaise nettoyabilité
de l’ensemble de ces matériels. Pompes, vannes
et robinets de dégustation restent les plus contaminés.
Incidence d’une procédure
plus complète et ciblée :
La mise en place sur ces matériels d’une procédure
plus complète (alcalin chloré en circuit fermé
sur la pompe , tuyaux et cuves pendant 15 minutes) permet
de réduire très significativement la population
de levures résiduelles par rapport à la procédure
habituelle (eau et soude pour la cuve, eau seule pour la
pompe et tuyaux).

Comparaison entre de procédures d'hygiène
(simplifiée ou complète)
Répercussion sur le nombre de cellules de Brettanomyces
présentes sur une surface de 10 cm2 |
Certains points restent malgré tout contaminés
; joints, vannes… La mise en place de procédures
adaptées doit alors être recommandée
pour ces matériels : démontage, trempage,
brossage.
La maîtrise des risques de contamination
doit constituer un objectif permanent particulièrement
pendant les phases d’élevage. Une hygiène
rigoureuse et adaptée (produit, procédures)
et optimisée pour les matériels difficiles
à nettoyer (démontage, action mécanique)
apparaît indispensable pour limiter les risques de
contamination par une flore d’altération comme
les levures du genre Brettanomyces.
Bibliographie :
POUPAULT P., Vinifications et Sécurité microbienne
; caractérisation et rôle des biofilms dans la
qualité des vins – Colloque Euroviti, Sival ,
Angers, 13/01/2005 |
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Bénéfice
et altérations des flores indigènes |
Intérêt pour la filière viti-vinicole
:
Le moût de raisin contient une variété
considérable de microorganismes très diversifiés
: champignons, levures, bactéries lactiques et acétiques.
Les rôles de ces flores indigènes au cours
de la vinification sont variables :
rôle bénéfique de certaines levures
non fermentaires sur les qualités aromatiques des
vins,
rôle néfaste d'autres classes de microorganismes
(levures, bactéries) sur les qualités organoleptiques
du produit.
Pour les professionnels de la filière, il devient
donc primordial de pouvoir faire la part des choses afin
de définir des itinéraires qui favorisent
au mieux les flores bénéfiques en limitant
le plus possible l'action des flores d'altérations.
Partenaires techniques de l'action :
BIVB, Conseil régional de Bourgogne
Derniers résultats acquis :
Vérifier l'impact bénéfique
de levures non fermentaires : Rhodotorula ? Issatchenkia
Isolées de moûts avant FA, ces levures ont
été étudiées dans un premiers
temps en laboratoire afin d'être caractérisées.
Leur intérêt technologique a ensuite été
vérifié en cuverie expérimentale et
validé par la dégustation des vins obtenus.
Un impact très positif est obtenu lorsque ces levures
sont ensemencées dans des moûts blancs de chardonnay.
L'effet est d'autant plus marqué que la vinification
fait intervenir un ensemencement mixte avec Saccharomyces
cerevisiae.
Les essais se poursuivent pour ouvrir de nouvelles voies
au développement de levures aromatiques pour vins
blancs.
Limiter les levures d'altération
non fermentaires : Kloekera apiculata
Kloekera apiculata est une levure non fermentaire très
rapidement inhibée par l'alcool (5 % v/v). Cependant,
elle présente une très forte activité
de production d'acide acétique dès les premières
heures d'encuvage. A ce stade, il est démontré
qu'un sulfitage d'au moins 5 g/hl permet de limiter la production
d'acide acétique par K. apiculata. En complément
une bonne gestion du déroulement de la FA : enclenchement
rapide et maîtrisé par un levurage, constitue
là encore un moyen efficace de limiter l'augmentation
de l'acidité volatile liée à K. apiculata.
D'une manière générale, ces deux conseils
permettent de limiter les effets négatifs de nombreuses
autres espèces d'altération (ex : Brettanomyces).
Lutter contre les bactéries
lactiques d'altération : Pediococcus damnosus
Agent de la maladie de la graisse reconnu de longue date,
Pediococcus damnosus n'en est pas moins une bactérie
lactique. A ce titre, il était nécessaire
de vérifier l'action du lysozyme, autorisé
depuis 2000 en œnologie pour éliminer les bactéries
lactiques, sur cette espèce particulière.
A partir de 50 mg/l, le lysozyme est efficace sur les bactéries
lactiques de l'espèce Oenococcus oeni. Une population
de 105 ufc/ml d'Oenococcus traitée à 50 mg/l
de lysozyme diminue de 4 log. La population résiduelle
de quelques dizaines d'ufc/ml se maintient mais est incapable
de ce multiplier de nouveau. A dose plus élevée
(150 mg/l) aucune population résiduelle ne se maintient
au delà de 28 jours.
En revanche, l'efficacité est moins franche sur Pediococcus.
A la plus forte dose testée (150 mg/l) la population
initiale est réduite de 4 log ; mais la croissance
des cellules résiduelles reprend dès 4 jours
après traitement. Pour lutter efficacement contre
Pediococcus avec le lysozyme, il convient d'envisager un
traitement fort d'au moins 250 mg/l.
Un constat similaire peut être fait avec le SO2 :
une dose ajoutée de 30 mg/l de SO2 total agit lentement
sur Oenococcus mais permet tout de même d'éliminer
cette espèce alors que l'effet du SO2 sur Pediococcus
ne semble que transitoire avant une reprise de croissance,
comme pour le lysozyme à 150 mg/l.
Les traitements d'élimination des Pediococcus doivent
donc être plus forts que les traitements classiques
préconisés pour Oenococcus. Une vérification
de l'efficacité du traitement peut être réalisée
par dénombrement sur milieu gélosé
spécifique 15 jours après réalisation
du traitement.

Comparaison de l'efficacité de différents
traitements chimiques (lysozyme ou SO2) en fonction
de l'espèce de bactéries lactiques présente
: Oenococcus ou Pediococcus |
Bibliographie :
ISAK S, 2003, Yeast diversity associated with grapes and
winemaking and the quest for new starter culture strains,
Institute for Wine Biotechnology.
ESTEVE-ZARZOSO et col., 1998, The role of non-Saccharomyces
yeast in industrial winemaking, Internatl Microbiol, 1 :
143-148.
LANGUET et col., 2005,Valorisation aromatique des moûts
par l'utilisation séquentielle de levure de l'espèce
non-Saccharomyces et Saccharomyces, Rev. Oenol., 117 : 31-33.
YUN CAI GAO and col., 2002, Inhibition of spoilage lactic
acid bacteria by lysozyme during wine alcoholoic fermentation,
Australian Journal of Grape and Wine Research, 8 : 76-83.
GERBAUX V. et col., 2005. Etude du risque de piqure lactique
au cours de l’élaboration des vins de Bourgogne
: 2ème partie : Résultats concernant les vins
de chardonnay. Rev. des Oenol., 114, 23-24.
GERBAUX V. et col., 2004. Etude du risque de piqure lactique
au cours de l’élaboration des vins de Bourgogne
: 1ère partie : Résultats concernant les vins
de pinot noir. Rev. des Oenol., 113, 44-46.
GERBAUX V. et col., 1999. Utilisation du lysozyme en œnologie.
Bull OIV, n° 819-820, pp 348-373.
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GMT
: étude des flores fongiques responsables de goûts
moisi / terreux |
Intérêt pour la filière viti-vinicole
:
Depuis quelques années, un défaut aromatique
est apparu dans les vins de plusieurs régions viticoles
françaises : les odeurs et goûts moisi/terreux
(GMT). La principale molécule responsable de ce défaut
est la géosmine mais de nouvelles études sont
en cours pour identifier d'autres composés pouvant
participer à ce défaut. L'origine du défaut
est viticole et il déjà peut être perçu
sur le raisin.
Identifié de longue date comme des incidents ponctuels,
les GMT sont, depuis 2001, une véritable problématique
de par leur fréquence et leur intensité de plus
en plus importantes.
Ces odeurs néfastes ont pour conséquences des
pertes de qualité irréversibles et donc économiquement
importantes, ce qui place cette thématique au cœur
des problèmes techniques de la filière.
Partenaires de l'action :
VINIFLHOR, ITV France Unités de Montpellier, Nantes,
Tours et Villefranche/Saône, ENSIA, ENSAT, IUVV, Faculté
d'œnologie de Bordeaux, chambres d'agriculture.
Derniers résultats acquis :
Origines microbiologiques
des GMT :
Dans certaines régions (Bordelais), la géosmine
est clairement identifiée comme étant issue
du métabolisme de Penicillium expansum, lorsque celui-ci
est associé à Botrytis. Cependant, dans d'autres
régions (Bourgogne, Beaujolais), les moisissures
de l'espèce P. expansum ne sont pas majoritaires
sur le raisin, y compris les années de forte pression
en GMT comme 2004. En revanche, il existe un très
grand nombre d'autres espèces de Penicillium, notamment
P. purpurescens, P. thomii, P. janczewski… capables
de produire elles-aussi de la géosmine, en plus ou
moins grandes quantités et en présence ou
NON de Botrytis. D'ailleurs, en laboratoire, certaines souches
de Botrytis sont elles-mêmes capables de produire
de la géosmine.
Le schéma de production des GMT est donc rendu extrêmement
complexe en fonction des moisissures présentes et
des relations inter-spécifiques sur les baies colonisées.
Pratiques viticoles permettant
de limiter les GMT au vignoble :
Si la source du problème est complexe, il existe
en revanche quelques règles simples de LUTTE PROPHYLACTIQUE
à appliquer au vignoble pour empêcher le développement
des moisissures :
• Maîtriser la vigueur par tous les moyens mis
à la disposition du viticulteur (enherbement…),
• Maîtriser les rendements,
• Favoriser l'aération des grappes (effeuillage,
palissage…),
• Eviter l'entassement (veiller à une répartition
optimale des grappes sur le bras…),
• Eviter les plaies sur les baies (tordeuses…)…
Les méthodes prophylactiques permettant de réduire
les moisissures responsables de GMT sont les mêmes
que celles habituellement conseillées pour lutter
contre les pourritures grise et acide.
La protection phytosanitaire ne doit être qu'un complément
aux mesures prophylactiques sans lesquelles elle sera irrémédiablement
vouée à l'échec.
Par ailleurs, des études de terrain et en laboratoire
sont actuellement en cours à ITV France afin de connaître
plus précisément l'impact des matières
actives sur le développement des moisissures productrices
de GMT mais aussi sur la production même de géosmine
par ces moisissures.

Observation des fructification de Penicillium sp.
En microscopie – Grossissement 400
Source : B. VINCENT – © ITV France- 2005 |
Techniques œnologiques
et recommandations pratiques permettant de réduire
les GMT dans les vins :
Le premier traitement de la vendange à effectuer
en cas de risque GMT sur une parcelle est LE TRI. Sachant
que 1 % seulement de grappes à odeur terreuse constitue
un risque, le soin apporté au tri doit être
particulièrement attentif : premier tri dès
la parcelle et si possible pratiquer un second tri sur table
afin d'éliminer toutes baies présentant une
altération.
Si, malgré ces mesures, les moûts présentent
un défaut de type terreux, il existe encore quelques
moyen œnologiques d'en limiter l'intensité :
• L'utilisation de LA CHALEUR permet
de diminuer les quantités de géosmine (hydrolyse
à chaud en milieu acide) : macération préfermentaire
à chaud avec pressurage direct, macération
finale à chaud,
• Les traitements pour les vinifications en rouge
ne sont efficaces qu'après la phase de macération
pelliculaire qui relargue des quantités importantes
de géosmine,
• Traitement possible des moûts blanc avec des
charbons,
• Ne jamais assembler une cuvée contaminée
avec une cuvée saine
• Déguster et faire déguster ses vins
par des personnes reconnues sensibles à ce défaut
• Ne pas toujours déguster les vins dans le
même ordre (effet de saturation)
• Ne pas assembler jus de goutte et jus de presse
– Contrôler au préalable leurs qualités
respectives.
Bibliographie :
Maladies émergentes : Goûts moisi-terreux –
Origines microbiologiques et références œnologiques
– Valérie LEMPEREUR – Béatrice
VINCENT – EUROVITI – Montpellier – Novembre
2005
Groupe de travail ONIVINS. Juillet 2005 : Caractère
moisi-terreux : Origine et prévention – Plaquette
d'information tirage à 30 000 ex.
DROUILLARD J-B. et col., 2005, Goûts moisi-terreux
dans les vins : premiers résultats pratiques d'un
partenariat filière. RFO. 214 – 18:23.
LEMPEREUR V. et col. Sept. 2005. Goûts terreux : observation
au vignoble et mise au point d'un test prédictif.
RFO. 214 – 7:11.
LA GUERCHE et col., 2005, Déviation organoleptiques
des moûts et des vins associées aux pourritures
des raisins – Etude particulière de la géosmine.,
Rev. des Oenol., 115 : 13-16.
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Réduction
des altérations liées à Brettanomyces |
Intérêt pour la filière viti-vinicole
:
La présence dans les vins d'arômes de
"cuir", "animal" ou même "écurie"
de trop forte intensité peut être très
préjudiciable à la qualité du produit,
notamment en masquant toutes les qualités intrinsèques
des vins. Sous ces arômes se trouvent en réalité
un ensemble de molécules responsables : les phénols
volatils, produites par de simples organismes microscopiques
: les levures Brettanomyces.
Bien qu'ayant été identifié
depuis plusieurs dizaines d'années, le caractère
phénolé continue à se développer.
Ne touchant pratiquement que les vins rouges, ce défaut
n'exclut aucune région, aucun pays…
A l'heure actuelle, aucun traitement ne permet
d'éliminer les phénols volatils, c'est pourquoi
il est nécessaire de mettre en œuvre un certain
nombre de règles œnologiques pour limiter le développement
de Brettanomyces au cours de l'élaboration des vins
et de leur conservation en bouteilles.
Partenaires techniques de l'action :
ITV France Unité de Tours, BIVB, Conseils régionaux
de Bourgogne et de Val de Loire, Chambres d'agricultures,
INRA.
Derniers résultats acquis :
Le cheminement des "Brett"
de la vigne à la bouteille :
Les levures du genre Brettanomyces sont souvent présentes
sur le raisin dès la récolte, mais leur détection
à ce stade est très difficile avec les techniques
de microbiologies classiques actuellement disponibles. En
effet, ces techniques ne peuvent mettre en évidence
que les populations majoritaires et Brettanomyces est généralement
une population minoritaire sur les baies.
Du raisin, ces levures vont pouvoir se déposer
ensuite sur les matériels (bennes, fouloir, érafloir…)
utilisés pour traiter la vendange. A ce stade, les
populations de Brettanomyces étant minoritaire, la
contamination des matériels est limitée si les
procédures d'hygiènes sont respectées.
En revanche, les Brettanomyces font partie
des rares levures à pouvoir s'adapter à la transformation
du moût en vin (résistance à l'alcool,
adaptation au pH…). Plus qu'une simple adaptation, elles
sont capables de se multiplier et les populations minoritaires
présentes initialement deviennent alors majoritaires
puisque la plupart des autres espèces sont détruites
par l'alcool. A ce stade, la contamination des matériels
(cuves, pompes, tuyaux,…) et de l'environnement (sol…)
par les Brettanomyces devient un réel facteur de risque
de contamination croisée d'autres vins dans le chais.
Les procédures d'hygiène doivent alors être
adaptées avec des produits désinfectants mais
surtout un démontage et un brossage des matériels.
En cours d'élevage, les Brettanomyces
peuvent continuer à se développer dans les vins,
notamment dans les lies où elles sédimentent.
En cas de contamination, un intérêt tout particulier
doit donc être apporté à ces lies qui
doivent être séparées et ne doivent en
aucun cas être "réutilisées"
sans un traitement chimique ou physique préalable.
Enfin, lors de la mise en bouteille, il est
nécessaire d'apporter un soin particulier à
l'hygiène de la chaîne qui peut être un
point de contamination croisée d'un vin sain mis en
bouteilles après un vin contaminé.
Une cellule de Brettanomyces présente
dans une bouteille peut se multiplier plusieurs mois après
la mise, provoquer un dépôt important et produire
des phénols volatils.
Quelques recommandations
pratiques pour limiter le développement des "Brett"
:
- Assurer des mesures d'hygiène adéquates des
matériels à chaque étape.
- Le sulfitage à l'encuvage (figure) est un facteur
permettant de limiter les populations de Brettanomyces présentes
sur le raisin.
- Le levurage (figure) est un moyen supplémentaire
de mettre en compétions les Brettanomyces avec des
levures sélectionnées et de limiter ainsi leur
multiplication.
- Assurer une transformation totale des sucres en alcool :
les sucres résiduels sont un bon substrat pour la croissance
et le métabolisme de Brettanomyces.
- Le choix d'employer une technique de macération faisant
intervenir un chauffage à plus de 40°C permet de
réduire les populations de Brettanomyces au moment
du traitement mais ne protège pas le vin contre une
re-contamination ultérieure.
- Eviter les phases d'attente trop longues entre la fin de
FA et le début de la FML : cette phase de "vide
microbiologique" est favorable au développement
de Brettanomyces.
- Stabiliser les vins au SO2 dès la fin de la FML et
veillez à maintenir un niveau de SO2 actif suffisant
tout au long de l'élevage (dose de SO2 à définir
en fonction du pH, du degré d'alcool et de la température).
- La régulation des températures de cave à
14°C est un moyen de plus de ralentir l'activité
des Brettanomyces.
Réajuster correctement le SO2 avant la mise en bouteilles
et pratiquer une filtration adéquate (pour information,
la taille d'une cellule de Brettanomyces est de 1 à
2 µ).
Toujours se poser la question des conséquences de telle
ou telle pratique sur la croissance de Brettanomyces et agir
en connaissance de cause.
Et encore et toujours… assurer des mesures d'hygiène
adéquates des matériels à chaque étape.

Influence du levurage ou du sulfitage à l'encuvage
sur les quantités de phénols volatils
et les populations de Brettanomyces de vins issus
d'une vendange contaminée.
Avec SO2 ou LSA : diminution de plus de 75% des quantités
de phénols volatils produits fin FA et diminution
de 1 à 2 log des populations de Brettanomyces. |
Bibliographie :
VINCENT B. et col., juillet 2006,Brettanomyces et phénols
volatils : prévenir et limiter les altérations,
Les cahiers itinéraires d'ITV France.
GUERIN L. et col., 2005, Maîtrise des déviations
organoleptiques de caractère phénolé,
Plaquette d'information ITV France, VINIFLHOR, Chambre d'agriculture
du Val de Loire.
GERBAUX V. et col., 2002. Influence of maceration temperature
and enzymes on the content of volatile phenols in Pinot noir
wines. Am. J. Enol. Vitic. 53 :2, 131-137.
GERBAUX V. et col., 2001. Influence des phénols volatils
sur les qualités sensorielles de vins rouges de différents
cépages. Rev. des Oenol., 99, 15-18.
GERBAUX V. et col., 2005, Influence des niveaux de filtration
et de sulfitage à la mise en bouteille sur la conservation
des vins de Pinot noir, RFO, n°214, 30-34.
GILIS et col., 1999, Effet de certains paramètres physico-chimiques
(pH et O2) sur la cinétique de croissance de Brettanomyces.
In : 6ème Symp. Int Œnol., Bordeaux. Tec&Doc
ed, Paris, 264-267.
CHATONNET et col., 1992, The origin of ethylphenols in wines,
J. Sci. Food Agric., 60 : 165-178. |
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