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ITV : Viticulture

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    Fermentation malolactique et bactéries lactiques
  Maîtrise de la fermentation malolactique (FML)
  Co-inoculation levures et bactéries
 
 
 Maîtrise de la fermentation malolactique (FML)
Personne en charge de l'action :
Vincent Gerbaux – email : vincent.gerbaux@itv.france.com

ITV France – 6 rue du 16e Chasseurs – 21200 Beaune

Intérêt pour la filière viti-vinicole :
La fermentation malolactique (FML) influence directement la qualité organoleptique des vins. Bien maîtriser la FML est un problème complexe. Lorsque le vin est défavorable aux bactéries lactiques, celle-ci ne se réalise qu'après un délai plus ou moins long et aléatoire. A l'inverse, la FML est réalisée rapidement lorsque le vin est favorable aux bactéries. Mais, dans ce cas le vin autorise aussi le développement de divers micro-organismes d'altérations.
Pour palier à une flore déficiente ou assurer la présence d'une population contrôlée, l’ensemencement bactérien est la solution pour assurer une bonne maîtrise de la FML. L’ITV contribue directement au développement de cette technique en sélectionnant de nouvelles souches de bactérie lactique, en formulant des biomasses innovantes et en précisant les modes d’utilisation.

Partenaires techniques de l’action :
Unités ITVFrance, notamment Beaune et Villefranche/Saône, Sicarex Beaujolais, Sté Lallemand.

Derniers résultats acquis :
Incidence de l’ensemencement bactérien sur la maîtrise du caractère phénolé dans les vins rouges : La maîtrise de la FML par ensemencement bactérien, contribue à préserver le niveau qualitatif des vins de Pinot noir en évitant le développement de Brettanomyces. Le gain sur le déroulement de la FML permet d’envisager une stabilisation précoce du vin et limite ainsi le temps laissé à Brettanomyces pour se développer et exprimer son métabolisme. Les résultats montrent que les vins ensemencés en bactéries lactiques ne contiennent pas ou très peu de phénols volatils. Parallèlement, les vins non ensemencés renferment des teneurs en phénols volatils plus ou moins élevées selon la cuvée considérée. Ces résultats ont été obtenus avec des contaminations provoquées et spontanées en Brettanomyces. L’analyse sensorielle montre alors que le préjudice qualitatif lié à Brettanomyces est significatif pour les vins finis.

Mise au point d’une biomasse de bactérie lactique pour l’ensemencement des vins blancs : Initié en 2002 par la constitution d’une collection spécifique, ce travail arrive en phase finale. Après avoir retenu la souche la plus intéressante, les travaux ont permis de développer une biomasse performante destinée à l’ensemencement direct des vins blancs. Cette biomasse doit être proposée sur le marché œnologique pour les vinifications 2006.
Les figures jointes montrent que cette nouvelle biomasse permet de réaliser la FML de vins de chardonnay dans des délais nettement plus courts que ceux enregistrés avec une biomasse de référence, actuellement sur le marché : 40 à 50 jours contre 70 à 80 jours. Ces résultats sont obtenus pour des vins placés à une température de cave, assez basse, de 14/15°C. Cette nouvelle biomasse est donc capable de gérer la FML de vins de chardonnay aussi différents que des vins de base pour effervescent (très acides et peu alcoolisés) ou des vins de forte maturité (peu acides et très alcoolisés).

La co-inoculation levures / bactéries lactiques appliquée aux vins rouges « primeurs » : Le déclenchement de la fermentation malolactique est normalement souhaité qu’après la fin de la fermentation alcoolique. Un ensemencement bactérien précoce, au début de la fermentation alcoolique, peut cependant s’avérer intéressant pour diminuer le temps d’élaboration des vins primeurs ou pour éviter la prolifération de bactéries lactiques indésirables.
Les travaux réalisés depuis plusieurs années visent à mieux connaître les croissances et les activités métaboliques respectives des levures et des bactéries lactiques. Les expérimentations réalisées sur Gamay en Beaujolais (cuvaison en vendange entière) montrent que la co-inoculation levures / bactéries permet une réalisation de la FML nettement plus courte que celle obtenue dans les lots témoins non ensemencés. Cependant, l’utilisation de biomasses bactériennes peut induire une réalisation trop rapide de la FML, bien avant la fin de la fermentation alcoolique. Le risque de piqure lactique est alors réel. Pour une meilleure maîtrise de cette technique, l’ITV France a travaillé pour adapter le dosage des biomasses bactériennes à la co-inoculation des vins type « primeur » non ou peu sulfités. L’objectif est de caler la durée de la FML sur la durée de la fermentation alcoolique.

  Co-inoculation levures et bactéries
Personne en charge de l'action :
Vincent Gerbaux – email : vincent.gerbaux@itv.france.com

ITV France – 6 rue du 16e Chasseurs – 21200 Beaune

Intérêt pour la filière viti-vinicole
La fermentation malolactique (FML) influence directement la qualité organoleptique des vins. Bien maîtriser la FML est un problème complexe. Lorsque le vin est défavorable aux bactéries lactiques, celle-ci ne se réalise qu'après un délai plus ou moins long et aléatoire. A l'inverse, la FML est réalisée rapidement lorsque le vin est favorable aux bactéries. Mais, dans ce cas le vin autorise aussi le développement de divers micro-organismes d'altérations.
Pour palier à une flore déficiente ou assurer la présence d'une population contrôlée, l’ensemencement bactérien est la solution pour assurer une bonne maîtrise de la FML. L’ITV contribue directement au développement de cette technique en sélectionnant de nouvelles souches de bactérie lactique, en formulant des biomasses innovantes et en précisant les modes d’utilisation.

Partenaires techniques de l’action :
Unités ITVFrance, notamment Beaune et Villefranche/Saône, Sicarex Beaujolais, Société Lallemand.

Derniers résultats acquis :
Incidence de l’ensemencement bactérien sur la maîtrise du caractère phénolé dans les vins rouges : La maîtrise de la FML par ensemencement bactérien, contribue à préserver le niveau qualitatif des vins de Pinot noir en évitant le développement de Brettanomyces. Le gain sur le déroulement de la FML permet d’envisager une stabilisation précoce du vin et limite ainsi le temps laissé à Brettanomyces pour se développer et exprimer son métabolisme. Les résultats montrent que les vins ensemencés en bactéries lactiques ne contiennent pas ou très peu de phénols volatils. Parallèlement, les vins non ensemencés renferment des teneurs en phénols volatils plus ou moins élevées selon la cuvée considérée. Ces résultats ont été obtenus avec des contaminations provoquées et spontanées en Brettanomyces. L’analyse sensorielle montre alors que le préjudice qualitatif lié à Brettanomyces est significatif pour les vins finis.

Mise au point d’une biomasse de bactérie lactique pour l’ensemencement des vins blancs : Initié en 2002 par la constitution d’une collection spécifique, ce travail arrive en phase finale. Après avoir retenu la souche la plus intéressante, les travaux ont permis de développer une biomasse performante destinée à l’ensemencement direct des vins blancs. Cette biomasse doit être proposée sur le marché œnologique pour les vinifications 2006.

Les figures jointes montrent que cette nouvelle biomasse permet de réaliser la FML de vins de chardonnay dans des délais nettement plus courts que ceux enregistrés avec une biomasse de référence, actuellement sur le marché : 40 à 50 jours contre 70 à 80 jours. Ces résultats sont obtenus pour des vins placés à une température de cave, assez basse, de 14/15°C. Cette nouvelle biomasse est donc capable de gérer la FML de vins de chardonnay aussi différents que des vins de base pour effervescent (très acides et peu alcoolisés) ou des vins de forte maturité (peu acides et très alcoolisés).

La co-inoculation levures / bactéries lactiques appliquée aux vins rouges « primeurs » : Le déclenchement de la fermentation malolactique est normalement souhaité qu’après la fin de la fermentation alcoolique. Un ensemencement bactérien précoce, au début de la fermentation alcoolique, peut cependant s’avérer intéressant pour diminuer le temps d’élaboration des vins primeurs ou pour éviter la prolifération de bactéries lactiques indésirables.

Les travaux réalisés depuis plusieurs années visent à mieux connaître les croissances et les activités métaboliques respectives des levures et des bactéries lactiques. Les expérimentations réalisées sur Gamay en Beaujolais (cuvaison en vendange entière) montrent que la co-inoculation levures / bactéries permet une réalisation de la FML nettement plus courte que celle obtenue dans les lots témoins non ensemencés. Cependant, l’utilisation de biomasses bactériennes peut induire une réalisation trop rapide de la FML, bien avant la fin de la fermentation alcoolique. Le risque de piqûre lactique est alors réel. Pour une meilleure maîtrise de cette technique, ITV France a travaillé pour adapter le dosage des biomasses bactériennes à la co-inoculation des vins type « primeur » non ou peu sulfités. L’objectif est de caler la durée de la FML sur la durée de la fermentation alcoolique.

Chardonnay pH

Bibliographie :
GERBAUX V., BRIFFOX C. et VINCENT B. 2005. Etude du risque de piqure lactique au cours de l’élaboration des vins de Bourgogne : 2ème partie : Résultats concernant les vins de chardonnay. Rev. des Oenol., 114, 23-24.
GERBAUX V., BRIFFOX C. et VINCENT B. 2004. Etude du risque de piqure lactique au cours de l’élaboration des vins de Bourgogne : 1ère partie : Résultats concernant les vins de pinot noir. Rev. des Oenol., 113, 44-46.
GERBAUX V. 2004. Les contaminations par Brettanomyces en vinification et en élevage (3ème Forum œnologique de Davayé). Rev. Fr. Oenol. 205, 37-38.
GERBAUX V. et BRIFFOX C. 2002. Influence de l’ensemencement en bactéries lactiques sur l’évolution de la couleur des vins de pinot noir pendant l’élevage. Rev. des Oenol., 103, 19-24.
GERBAUX V. et coll. 2001. Maîtrise de la fermentation malolactique ; Ensemencement bactérien des vins. Les cahiers itinéraires d'ITV France. Publication ITV France.
KANNY G., GERBAUX V., OLSZEWSKI A., FREMONT S., EMPEREUR F., NABET F., CABANIS JC., MONERET-VAUTRIN DA. 2001. No correlation between wine intolerance and histamine content of wine. J. Allergy Clin. Immunol. Vol107, 2, 375-378.
GERBAUX V., JEUDY S., MONAMY C. 2000. Etude des phénols volatils dans les vins de Pinot noir en Bourgogne. Bull. OIV, N°835-836, 581-599.
KANNY G., GERBAUX V. 2000. Les amines biogènes dans les vins de Bourgogne – 2ème partie : Rôle de l'histamine dans l'intolérance aux vins. Rev. Fr. Oenol., 184, 33-35.
GERBAUX V., MONAMY C. 2000. Les amines biogènes dans les vins de Bourgogne – 1ère partie : Teneurs, origine et maîtrise dans les vins. Rev. Fr. Oenol., 183, 25-28.