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Institut Français
de la Vigne et du Vin

ITV : Viticulture

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ITV : Viticulture

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ITV : Photothèque

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    Valorisation des terroirs viticoles
  Observatoire cépage
 
 Optimisation aromatique des cépages
 
 Banc d’essai vendangeuses mécaniques
 
 Banc d’essai matériels de travaux vert
  Observatoire cépage
Personne en charge de l'action :
Thierry Dufourcq – thierry.dufourcq@itvfrance.com

ITV France – Domaine de Mons – 32100 Caussens

Intérêt pour la filière :

Les études menées au sein de ce projet visent à acquérir des références techniques sur un cépage spécifique à l’intérieur d’une zone de production ou d’appellation définie c’est à dire dans des conditions pédo-climatiques particulières. Elles ont une implication régionale forte. Les cépages en cours d’études sont, le MerlotN et le SauvignonB en Charentes, le GamayN en Beaujolais. Les données de deux cépages, ColombardB en Midi-Pyrénées, le MourvèdreN en Languedoc-Roussillon et PACA sont terminées.


Partenaires techniques :
INRA UMR SPO
Université de MontpellierII
CA 16 – 17
CA 32
CA30 CA 11 CA 34 CA 13 CA 83 GDA 84
CIVDN SGVCDR
SICAREX Beaujolais


Derniers résultats acquis / état d'avancement :
Le merlot et le sauvignon dans les vignobles des Charentes :
L’année 2005 constitue une 3ème et 2ème année d’acquisition de résultats pour les cépages Merlot et Sauvignon.
Les plantations Vins de Pays (1999-2005) de chaque cépage ont été cartographiées. Ces cartes constituent un état des lieux du Vignoble Vins de Pays.
Les premières années de résultats, obtenus pour les années 2003, 2004 et 2005, montrent un effet millésime marqué plus particulièrement dans les zones proches de l’océan.
Le millésime 2003 est caractérisé par sa précocité aussi bien au niveau des stades phénologiques, que de l’arrêt de croissance et de la maturation. Les raisins produits sont riches en sucre et de faible acidité. Les rendements globalement sont réduits par la coulure et par un poids de grappe faible. Certaines parcelles ont subit un important stress hydrique entraînant un blocage de maturation.
Le millésime 2004 est marqué par des rendements de niveau globalement important avec un nombre de grappes et un poids moyen de la grappe élevés.
La précocité du millésime 2005 en terme de phénologie est intermédiaire entre celle des années 2003 et 2004. Ce millésime se caractérise par des rendements maîtrisés et proches de l’objectif, des conditions climatiques favorables à l’arrêt de croissance, à l’état sanitaire et à la maturation, un bon potentiel qualitatif de la récolte, surtout pour les Merlot, des moûts carencés en azotes assimilables qui entraînent quelques difficultés de fermentation sur certains vins de Sauvignon.
En tendance on observe une précocité plus marquée sur les sols de Champagne (sol argilo-calcaire de craie) pour 2 millésimes (2003 et 2005), un cycle de la vigne allongé sur les îles de Ré et d’Oléron avec débourrement précoce et maturité tardive.
Les très nombreuses données acquises nécessiteront une analyse synthétique de l’ensemble des résultats après 5 années d’étude.

Le gamay dans les vignobles du Beaujolais :
Les suivis viticoles réalisés ces dernières années ont mis en évidence une disparité de réponse de la vigne en fonction de son lieu d’implantation. Les vins qui en découlent présentent également des différences analytiques et organoleptiques.
Un observatoire d'une dizaine de situations représentatives du Beaujolais a été mis en place de façon à prendre en compte cette variabilité, une situation correspondant à un ensemble sol – plante – climat – praticien.
La pourriture grise s'étant développée de façon importante en 2004, le facteur étudié cette année est l'intensité du tri à la vendange. La vinification des parcelles de l'observatoire montre que le tri a une influence sur la couleur des vins, mais que l'effet de la provenance de la vendange reste supérieur. De plus, le tri a un effet sur la qualité organoleptique des vins et cet effet est supérieur à l'effet provenance de la vendange. La présence de 10% de botrytis sur vendange a entraîné des défauts moisi-terreux. Seul le tri complet des raisins est satisfaisant sur le plan de la qualité organoleptique des vins.
En 2004, la qualité de la maturité des raisins sur les différentes parcelles étudiées est à mettre en relation avec les écarts de rendement. Ainsi l'indice de polyphénols totaux et la teneur en tanins des vins varient sensiblement entre parcelles en fonction des millésimes. Ils apparaissent dépendants du rendement.
Les acidités totales des moûts sont faibles de même que les teneurs en azote ammoniacal.
Le positionnement des parcelles les unes par rapport aux autres est à peu près identique chaque année pour le pH, l'acide tartrique, le potassium et la teinte. Ces 4 variables sont donc caractéristiques des parcelles, leur niveau variant en fonction du millésime.


Le colombard dans les vignobles de Gascogne :
Cette étude cherche à caractériser l’incidence du sol, du climat et de la date de récolte sur la richesse en composés d’arômes variétaux de type thiols, 3-mercapto-hexanol (3MH) et acétate de 3-mercapto-hexile (A3MH), obtenue dans les vins de Colombard B en Gascogne (France). Un réseau, de type observatoire, de 6 parcelles a été installé, en 1999, sur différentes unités agro-pédologiques de la région. Le statut hydrique des vignes, suivi par des mesures de potentiel de tige réalisées avec une chambre à pression, mettent en lumière deux grandes familles de sol, confirmées par le suivi de la vitesse de croissance des rameaux post floraison. Les raisins sont récoltés en trois dates sur une période comprise entre 40 et 55 jours après la véraison. Ils sont vinifiés suivant un protocole standardisé. Le dosage des composés 3MH et A3MH montre l’influence des conditions du millésime sur la quantité de ces arômes dans les vins. L’environnement thermique de la plante apparaît comme un facteur qui favorise l’expression dans les vins des thiols variétaux. L’allongement total d’un rameau primaire non rogné est aussi un facteur influant. Une vendange précoce (40 jours après véraison) n’entraîne pas une quantité de thiols (3MH) plus importante qu’une vendange tardive (55 jours après véraison) dans les vins de Colombard. Les vins récoltés 55 jours après la véraison présentent des équilibres en bouche supérieurs ainsi qu’un bouquet aromatique renforcé.


Le mourvèdre dans les vignobles méditerranéens :
Le Mourvèdre est un cépage planté sur tout le pourtour méditerranéen intéressant pour des vins d’assemblage par sa structure tannique et sa typicité aromatique. Il est néanmoins délicat à conduire. Une vaste démarche de type « observatoire » se met en place en 1999 afin de mieux cibler les conditions d’implantation et de conduite qui influent sur sa qualité. De 1999 à 2003, 32 sites sont suivis par de nombreux partenaires du Roussillon jusqu’à l’Ardèche et au Var, aboutissant à une base de données associant descripteurs climatiques, phénologiques, de récolte, de feuillage, de contrainte hydrique, et bien sûr, de qualité (raisin, vins et dégustation). Le traitement de ces données a été fait par la méthode PLSS de régression sur composantes principales. Trois variables ont été modélisées en priorité : la teneur en sucre des moûts ,le poids des baies à la récolte et la teneur en polyphénols des vins (vinification selon une méthode standard). Il ressort de ces modèles que la taille des baies est déterminée en grande partie par la connaissance du niveau de contrainte hydrique et de vigueur/puissance de la vigne, et la teneur en sucres par l’indice nycthermique (indice de fraîcheur des nuits) et la précocité du site, ainsi que la quantité de récolte et de feuillage. Quant aux polyphénols, des teneurs plus élevées sont favorisées par des nuits fraîches, une puissance faible et un rapport feuille-fruit élevé ; à l’opposé une implantation tardive et des bilans hydriques excédentaires défavorisent la teneur en polyphénols des vins. Si l’influence de ces grandeurs prises individuellement est connue de longue date, l’avantage de ces modèles est de mettre en mouvement ces diverses influences pour en donner la résultante. Deux applications de ces modèles sont envisagées : un logiciel d’utilisation simple des modèles donnant une prédiction du potentiel en sucre, et une cartographie des potentialités du cépage. Cette dernière est en cours d’élaboration en collaboration avec le CIRAME.

Bibliographie :
DESCOTIS M., GIRARD M., MORNET L., LANTHIOME D.,CAILLAUD L., CAM C. , 2006. Etude des terroirs charentais pour la production de vins de pays de Merlot et de Sauvignon : démarche et mise en place du dispositif expérimental, 1ers résultats. VIth International Terroir Congress Bordeaux-Montpellier (à paraître)
DUFOURCQ T., SCHNEIDER R., RENARD R., SERRANO E., 2006. Incidences du climat, du sol, de la date de récolte sur le potentiel aromatique du cépage Colombard B en Gascogne. VIth International Terroir Congress Bordeaux-Montpellier (à paraître).
  Optimisation aromatique des cépages
Personne en charge de l'action :
Thierry Dufourcq – thierry.dufourcq@itvfrance.com

ITV France – Domaine de Mons – 32100 Caussens

Intérêt pour la filière :
Les analyses fines en œnologie sont un outil, aujourd’hui, pour compléter les connaissances sur la composition des vins. L’expression aromatique d’un cépage dans un vin est souvent un élément prépondérant du produit recherché par le vigneron. De nombreux travaux de recherches sont publiés sur l’identification et le dosage de molécules odorantes responsables de cette expression aromatique. De nombreux cépages sont étudiés. Certains de ces traceurs fins sont reconnus comme composantes principales de la typicité des vins. Analyses fines et analyses sensorielles des vins permettent de quantifier les effets de pratiques viticoles sur la composition des moûts et des vins. Ces études au vignoble (sol-climat-plante-raisin) sont une voie de recherche à développer pour améliorer la typicité du vin en relation avec son marché.

Partenaires techniques :
UMR SPO de l’INRA Montpellier

Derniers résultats acquis / état d'avancement : 
Incidences de l’éclairement des grappes sur la qualité aromatique des vins blancs :
La qualité des vins blancs est très largement conditionnée par leur composante aromatique. Celle-ci constitue souvent pour le consommateur un critère de reconnaissance et de choix. Il est important pour le producteur de rechercher en permanence la mise en œuvre d’itinéraires techniques appropriés à une expression aromatique optimale des vins.
Les expérimentations en cours ont pour but d’étudier les effets de l’exposition des grappes (par l’effeuillage et/ou le mode de conduite) sur le qualité aromatique des vins des cépages colombard en Gascogne pour les composés aromatiques de la famille des thiols variétaux et melon B en Muscadet pour les composés aromatiques de la famille des conjugués aux glycosides.
Pour le colombard, les vins de l’année 2004 présentent des concentrations en thiols variétaux qui se situent dans la moyenne de ce que l’on peut trouver dans les vins de la région. Cela fait suite à deux années extrêmes en terme aromatique : 2002, millésime où les concentrations étaient maximales ; 2003, millésime où les concentrations étaient faibles. La caractéristique principale de ce millésime se situe dans le niveau de charge en raisin porté par la vigne, environ 6 kg par souche. Dans ces conditions, la pratique de l’effeuillage n’a pas pénalisé le potentiel en « thiols variétaux » des vins de Colombard. Si les concentrations en « thiols » sont légèrement plus faibles sur les modalités effeuillées, cela ne se retrouve pas à la dégustation des vins. Les vins issus des vignes les plus effeuillées présentent des caractéristiques aromatiques plus complexes au nez et en bouche.
Pour le cépage melon B, avec ou sans palissage, l’effeuillage s’est traduit par une augmentation de l’éclairement des grappes : l’intensité des différences enregistrées fluctue ensuite selon le type d’effeuillage (une face ou deux faces) et l’exposition des rangs. Les raisins des vignes palissées se sont avérés significativement moins éclairés que ceux des vignes non palissées (port semi-érigé, la lumière pénètre dans le cœur de la végétation). L’effeuillage génère de plus grandes teneurs en précurseurs glycosidiques dans les baies : + 15 % à + 40 % selon les familles de composés et les sites. Sous réserve de confirmation, cette pratique pourrait s’avérer particulièrement intéressante pour accroître le potentiel aromatique des raisins de Melon B., et par voie de conséquence l’aptitude des Muscadet au vieillissement. De la même manière, les raisins des vignes non palissées ont tendance à être plus riches en ces mêmes précurseurs que ceux des vignes palissées (à moduler selon la vigueur de la vigne). L’effeuillage permet toutefois de compenser cette différence.

Bibliographie :
ITV France, 2002. L’effeuillage de la vigne. Les Cahiers Itinéraires n°1. www.itvfrance.com
SERRANO E., 2001. Effeuillage de la vigne : synthèse de quatre années d’études menées en Midi-Pyrénées. Actes du colloque « Matériel végétal et techniques viticoles » - Station régionale ITV Midi-Pyrénées, 37-48.
DUFOURCQ T., 2006. Les composés aromatiques soufrés : incidence des pratiques culturales et des méthodes de vinification. www.itv-midipyrenees.com /Nos Publications.

effeuillage sur une face, cépage colombard
grappe exposée et non exposée, cépage melon B
effeuillage sur une face, cépage colombard
grappe exposée et non exposée, cépage melon B
  Banc d’essai vendangeuses mécaniques
Personne en charge de l'action :
Christophe Gaviglio – Email : christophe.gaviglio@itvfrance.com

ITV France – V’Innopôle – BP 22 – Brames-Aïgues – 81310 Lisle-sur-Tarn

Intérêt pour la filière :

Les vendangeuses mécaniques font partie du paysage viticole français depuis plus de 30 ans. L'industrie de la machine à vendanger est très majoritairement française et son savoir faire s'exporte bien. Les progrès apportés sur les machines de dernière génération visent à accroître le confort de l'utilisateur mais aussi à faciliter l'obtention pour tous d'une qualité de récolte toujours meilleure. Les fabricants apportent sur le marché des équipements optionnels relativement coûteux pour améliorer la productivité et la propreté de la vendange. ITV France teste ces appareils et en évalue l'intérêt technico-économique.

Partenaires techniques :
Constructeurs, domaines expérimentaux, INRA, CEMAGREF, FDCUMA, Chambres d'Agriculture

Derniers résultats acquis :
ITV France a testé et évalué les performances de différents matériels lors des dernières vendanges :

Matériels de nettoyage de la vendange
- Egreneur embarqué SOCMA
- Egrappoir embarqué GREGOIRE
- Vinitrieur et trieur PELLENC

Ces appareils n'ont pas tous les mêmes objectifs. Par exemple, le trieur est un tapis rotatif à trous qui permet l'égouttage de la vendange et la chute des baies libres dans les bennes avant l'action de nettoyage des aspirateurs de feuilles. Son action est concentrée sur l'élimination des feuilles et son efficacité sur ces éléments est de 80 % environ. En revanche, le vinitrieur, du même constructeur est un dispositif semblable à un égrappoir cage placé en série derrière le trieur. Il permet d'égrapper la vendange et d'éliminer plus de débris dès la récolte sur la machine. C'est aussi ce que réalise l'égrappoir Grégoire monté sur les bennes de la machine, à la différence qu'il n'y a pas de trieur avant.

Pour Pellenc comme pour Grégoire, le facteur limitant dans l'action de l'égrappoir est la largeur des bennes qui correspond à la longueur de traitement de la vendange puisque le dispositif est posé sur les bennes (cf. photos).

Enfin, le premier constructeur à avoir monté un tel système sur une machine à vendanger est New-Holland Braud, avec l'égreneur SOCMA. Ce dernier équipement est différent sur le plan de son mode d'action : les bennes de la vendangeuse sont entièrement couvertes par un dispositif qui permet à la fois l'égouttage de la vendange et son égrappage. La vendange tombe sur une grille en mouvement qui amène les grappes entières et les divers éléments trop larges pour la grille dans un égreneur plan. Les rafles et les débris sont éliminées derrière la machine alors que les baies tombent dans les bennes.

Ces équipements de traitement de la vendange embarqués sont tous assez efficaces sur l'éraflage et donnent de bons taux d'élimination de déchets hors rafles (-25 à –45 %), donnant une très bonne qualité de récolte finale, comparable et parfois supérieure à ce que l'on retrouve après le passage de la vendange à l'érafloir en cave. L'intérêt de ces équipements optionnels tient dans la simplification de la chaîne de récolte à la cave qui est possible, mais surtout au fait que les éléments indésirables sont éliminés très tôt et donc pas en contact avec le moût lors du transport par exemple. Est-ce que cela a un réel impact œnologique ? A partir d'un certain niveau d'éléments verts ou de rafles, c'est possible et cela a été observé sur un essai. D'autres dégustations vont avoir lieu sur les vins issus des essais 2005 afin de confirmer ou pas cette tendance.

vinitrieur PELLENC
                    vinitrieur PELLENC

En ce qui concerne les aspects pratiques, les rafles ne sont plus un problème à gérer en cave puisqu'elle sont épandues dès la récolte. D'autre part, les pertes liées à ces appareils restent minimes, de l'ordre de 0,15 à 0,6 % selon les conditions, et peu de trituration est observée par rapport au témoin.

Les critères de choix possible sont :
- le poids sur la machine
- la possibilité ou non de désactiver le système
- la facilité de nettoyage


Tous ces matériels d'éraflage embarqué sont proposés à un prix avoisinant les 15 000 €.
 Banc d’essai matériels de travaux vert
Personne en charge de l'action :
Christophe Gaviglio – Email : christophe.gaviglio@itvfrance.com

ITV France – V’Innopôle – BP 22 – Brames-Aïgues – 81310 Lisle-sur-Tarn

Banc d’essai matériels de travaux vert

Intérêt pour la filière :

Les opérations réalisées manuellement autrefois et qui sont mécanisables aujourd'hui impliquent l'utilisation d'un matériel précis, respectueux de la végétation, et efficace. Pour les matériels de travaux en vert comme les épampreuses, les effeuilleuses, il est impératif de prendre en considération à la fois la qualité de travail et le coût d'utilisation, qui peut être très variable en fonction de la vitesse de passage permise par la machine.


Partenaires techniques :
Constructeurs, domaines expérimentaux, FDCUMA, Chambres d'Agriculture


Derniers résultats acquis / état d'avancement :
Les précédents travaux réalisés de 2001 à 2003 portaient sur l'épamprage chimique et un matériel d'application bas volume de la société ENVIROMIST, utilisant la technique de la pulvérisation centrifuge. Ce matériel donne des résultats équivalents à une pulvérisation classique à jet projeté, en utilisant 10 fois moins d'eau ce qui, dans le cas de parcelles éloignées de la propriété, représente un avantage non négligeable. Il est donc possible d’utiliser cette technique pour réaliser l’épamprage chimique, à la condition d’employer des produits de faible viscosité compte tenu des faibles débits liés au petit diamètre des pastilles de calibrages. La plus importante difficulté technique que les viticulteurs rencontrent lors d'un épamprage chimique se situe principalement au niveau du stade végétatif des pampres, au moment où doit se faire l'application. Si l'application est réalisée trop tôt, tous les pampres déjà sortis seront détruits mais un grand nombre de bourgeons latents vont sortir dans les trois semaines qui suivent l'application. Dans le cas d'une application tardive, les pampres évoluent et il devient beaucoup plus difficile de détruire les bois qui commencent à s'aoûter. On assiste alors à la sortie de nouveaux pampres sur les entrecoeurs des pampres qui n'ont été que partiellement détruits. Dans la majorité des cas, une application réalisée lorsque les pampres mesurent entre 5 et 20 cm permet d'obtenir une bonne efficacité de l'opération.

C'est lors de la campagne 2006 que ce projet va être relancé et les matériels concernés devraient être les épampreuses mécaniques et les effeuilleuses. Une attention particulière sera portée au respect de la vigne et à l'efficacité obtenue en fonction de la vitesse de passage ou du réglage des outils.