Entretien
des sols viticoles
Fertilisation
des sols viticoles
Transfert
des produits phytosanitaires dans les eaux superficielles
Comparaison
et évaluation de nouveaux matériels d'entretien
des sols |
Entretien
des sols viticoles |

Intérêt pour la filière vitivinicole :
Les diagnostics effectués sur quelques bassins versants
viticoles ont abouti au constat d’un transfert de certaines
substances herbicides vers les eaux superficielles. Dans certains
cas, les eaux souterraines sont également concernées.
Les réponses à ce problème environnemental
doivent nécessairement prendre en compte les aspects
agronomiques de l’incidence des différentes techniques
d’entretien des sols dans le choix des itinéraires
techniques adaptés aux diverses situations.
En fonction des conditions de production,
les alternatives, techniquement et économiquement crédibles,
à l’emploi des seuls herbicides chimiques comme
technique d’entretien des sols doivent être déterminées.
Partenaires techniques de l'action :
Unité de Davayé, Service Viticole Chambre d’Agriculture
de Saône et Loire.
Derniers résultats acquis / état d'avancement
:
Une expérimentation mise en place en 2000 sur le site
du Lycée de Davayé recherche l’incidence
sur la vigne et les vins de quatre itinéraires techniques
d’entretien des sols. Quatre modalités sont comparées
:
• Utilisation raisonnée d’herbicides sur
toute la surface
• Enherbement permanent de l’interligne, ENM sur
la ligne des souches
• Désherbage mécanique sortie hiver, puis
ENM sur toute la surface
• Désherbage mécanique sur toute la surface
durant la période végétative.
Une modification de la flore a été
enregistrée dès la campagne 2002. Le ray-grass
et le liseron se sont développés à la
suite de l’emploi exclusif du désherbage mécanique.
Depuis 2003 l’entretien mécanique
réduit sensiblement, par rapport au désherbage
chimique, le rendement et la vigueur des souches.
Depuis cette même campagne, c’est
le désherbage mécanique qui modifie le plus
grand nombre de paramètres mesurés : équilibre
acido-basique et teneur azotée des moûts, cinétique
de fermentation alcoolique, durée de fermentation malolactique.
Par contre sur vins, les différences
observées lors des dégustations ne vont pas
toutes dans le même sens.
Bibliographie :
AFPP – Dix-neuvième conférence du Columa.
Dijon décembre 2004 « Incidence sur la vigne
et les vins de quatre itinéraires techniques d’entretien
des sols en Bourgogne ».
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Fertilisation
des sols viticoles |
Personne
en charge de l'action :
Jean-Yves Cahurel – email :
jean-yves.cahurel@itvfrance.com
ITV France – 210 en Beaujolais – BP 320
– 69661 Villefranche-sur-Saône Cedex |
Intérêt
pour la filière vitivinicole :
Après une période faste en matière d'acquisition
de références et d'expérimentations,
le thème de la fertilisation de la vigne est tombé
quelque peu en désuétude à partir des
années 1970.
Le souci actuel de développer une viticulture raisonnée,
respectueuse de l'environnement et apte à perdurer,
a incité ITV France à mettre en place un projet
sur ce sujet de façon à promouvoir une fertilisation
raisonnée : le sol faisant partie de notre patrimoine,
nous nous devons de sauvegarder ses potentialités.
En particulier il convient de préciser l'intérêt
agronomique des apports de matière organique par une
meilleure connaissance du niveau de minéralisation
de la matière organique du sol et une meilleure caractérisation
des amendements organiques.
Partenaires
techniques de l'action :
INRA, Chambres d'Agriculture, BNIC, CIVC, GEMAS, laboratoires
d'analyses, CTIFL, ARVALIS, SICAREX Beaujolais
Derniers
résultats acquis / état d'avancement :
Axe communication
Un groupe de travail, incluant les principaux organismes techniques
et représentant les principales régions viticoles
de France, a été constitué en 2002. L'objectif
est de mettre à jour les préconisations sur
la fertilisation de la vigne. La confrontation entre les préconisations
actuelles et la bibliographie réalisée doivent
en effet permettre une réactualisation des conseils
de fertilisation et la mise en place d'un document de base
général, à décliner par la suite
suivant les spécificités régionales.
Les trois premières fiches ont été éditées
en 2003 et 2004 : les principes généraux du
raisonnement de la fertilisation, les préconisations
en matière de fertilisation phosphatée, potassique
et magnésienne sur vigne en production, la matière
organique et sa gestion au vignoble (mettre un lien vers les
fiches fertilisation). La prochaine fiche, qui sera diffusée
à partir du mois de juin, portera sur la maîtrise
de l’acidité du sol.
Axe recherche-expérimentation
- Minéralisation de la matière organique :
La mise en place d'expérimentations en collaboration
avec l'INRA et les Instituts Techniques d'autres filières,
doit permettre une meilleure connaissance de la minéralisation
de la matière organique et de la fourniture de l'azote
par le sol (point important en viticulture sur le plan qualitatif).
L’année 2006 est consacrée à la
synthèse des données avant la diffusion des
conclusions de cette étude.
- Gestion de la fumure potassique :
Un essai conduit depuis 15 ans en Beaujolais confirme l’intérêt
du pilotage de la fertilisation potassique à l’aide
du diagnostic pétiolaire. Cette étude souligne
également l'intérêt d'une fumure potassique
modérée et raisonnée Les teneurs dans
le sol sont en relation avec les apports, même si les
résultats laissent penser que des phénomènes
plus complexes de lessivage et de rétrogradation interviennent
au niveau du sol. Globalement les résultats de cette
étude viennent corroborer les conclusions des divers
essais réalisés sur l'influence de la fumure
potassique sur la vigne et le vin, en particulier les caractéristiques
acido-basiques de ce dernier. Ils mettent également
en évidence l'effet indirect, via la modification du
pH, que peut avoir la fumure potassique sur la couleur des
vins (intensité colorante et teinte), ainsi que l'impact
sur la dégustation.
Bibliographie
:
CHAMPAGNOL F., 1984. Eléments de physiologie de la
vigne et de viticulture générale, 351p.
DELAS J., 2000. Fertilisation de la vigne, Bordeaux, Féret,
159 p.
Fiche ITV-ONIVINS, 2003. Fertilisation de la vigne : un point
sur les préconisations - Fiches 1 (Principes généraux)
et 2 (Fertilisations phosphatée, potassique et magnésienne).
Fiche ITV-ONIVINS, 2004. Fertilisation de la vigne : un point
sur les préconisations - Fiche 3 (La matière
organique).
LINERES M. & DJAKOVITCH J.L., 1993. Caractérisation
de la stabilité biologique des apports organiques par
l'analyse biochimique. In : Matières organiques et
agricultures - quatrièmes journées de l'analyse
de terre (GEMAS) - cinquième forum de la fertilisation
raisonnée (COMIFER), 16-18 novembre 1993, Blois, France,
159-168.
MARY B. & GUERIF G., 1993. Rappels sur le cycle de l'azote,
intérêts et limites des principaux modèles
disponibles. . In : Matières organiques et agricultures
- quatrièmes journées de l'analyse de terre
(GEMAS), cinquième forum de la fertilisation raisonnée
(COMIFER), 16-18 novembre 1993, Blois, France.
MOLINA J. A. E., CLAPP C. E., SHAFFER M. J., CHICHESTER F.
W., LARSON W. E., 1983. NCSOIL, a model of nitrogen and carbon
transformation in soil : description, calibration and behavior.
Soil Science Society of American Journal, 47, 85-91.
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Transfert
des produits phytosanitaires dans les eaux superficielles |
Intérêt
pour la filière vitivinicole :
Depuis une dizaine d’années, les réseaux
de surveillance de la qualité des eaux tirent la sonnette
d’alarme vis à vis de la contamination des eaux
continentales superficielles et souterraines par les matières
actives phytosanitaires. Le milieu viticole est particulièrement
concerné car les herbicides utilisés en viticulture
font partie des substances actives les plus régulièrement
détectées. Ce constat associé à
une pression sociale croissante au sujet de la protection
de l’environnement ont amené la profession viticole
à remettre en cause le raisonnement de l’entretien
du sol entraînant une demande d’information de
la part des viticulteurs. L’objectif général
de ce projet – décliné sur trois régions
: Languedoc Roussillon, Midi Pyrénées et Pays
de la Loire – est d’acquérir des références
quantitatives, dans des contextes pédo-climatiques
variés, quant à l’influence de différents
modes d’entretien du sol sur le transfert de pesticides
par les deux voies principales de transfert : ruissellement
et drainage.
Partenaires
techniques de l’action :
INRA, Centre Universitaire Jean François Champollion
(Albi), Domaine Expérimental Viticole Tarnais, Leader+,
Interloire
Derniers
résultats acquis/ état d’avancement :
L’action « mesure des transferts d’herbicides
à la parcelle » a été réalisée
en 2005 sur deux parcelles : une parcelle en milieu méditerranéen
(unité de Narbonne Pech Rouge) et une en Val de Loire
(unité d’Angers).
Dans le premier cas les résultats sont conformes à
la bibliographie : les concentrations les plus fortes sont
mesurées pour le premier événement ruisselant.
La modalité enherbée (en cours d’implantation
en 2005) a tendance à réduire les pollutions
de façon plus importante que la modalité sol
nu. Dans le cas du Val de Loire, les quantités exportées
sont très faibles voire nulles. Cela est sans doute
dû au fait que l’essai a été mis
en place sur une parcelle préalablement enherbée
qui a donc un état de surface très favorable
à la rétention de l’eau et des résidus.
L’étude menée sur le vignoble de Gaillac
vise à quantifier l’impact des modes d’entretien
du sol sur les transferts de pesticides par la voie du drainage
ainsi que sur le fonctionnement biologique du sol, et à
évaluer le rôle joué par les lombrics
dans la détoxication des matières actives. Sur
une parcelle de quatre hectares, quatre modalités sont
comparées : désherbage chimique total, désherbage
chimique sous le rang et travail du sol sur l’inter-rang,
désherbage chimique sous le rang et enherbement permanent
semé sur l’inter-rang, cette dernière
modalité étant répétée
sur deux types de sol.
Le travail mené en 2005 a consisté essentiellement
en la mise en place de l’essai : mise en œuvre
des modalités d’entretien du sol, réalisation
d’un « point zéro » de la qualité
biologique des sols – un protocole d’extraction
des lombriciens du sol a été adapté,
nous avons dénombré en moyenne 70 lombrics /
m² sur sol de boulbène le 17 mars 2005 –
ainsi qu’en la mise au point et l’adaptation des
différents protocoles de dosage des pesticides sur
lesquels nous nous appuierons dans la suite de l’étude.
Bibliographie
:
CORPEN, 1997. Produits phytosanitaires et dispositifs enherbés
: état des connaissances et propositions de mise en
œuvre. Ministères de l’Agriculture et de
l’Environnement, 88p.
GRIL J-J., 2002. Intérêt de l’enherbement
de la vigne pour limiter le ruissellement, l’érosion
et la pollution par les produits phytosanitaires. Mondiaviti.
4 et 5 décembre 2002, Bordeaux, France, 24-28.
SPEICH P., 2002. Désherbage chimique : modifications
de pratiques et incidences sur le transfert des produits par
les eaux. Mondiaviti. 4 et 5 décembre 2002, Bordeaux,
France, 9-16.
SPEICH P., 2005. Désherbage chimique : modifications
de pratiques et incidences sur le transfert des produits par
les eaux. Euroviti. 30 novembre et 1er décembre 2005,
Montpellier, France, 33-40.
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Comparaison
et évaluation de nouveaux matériels d'entretien
des sols |
Personne
en charge de l'action :
Christophe Gaviglio – Email : christophe.gaviglio@itvfrance.com
ITV France – V’Innopôle –
BP 22 – Brames-Aïgues – 81310 Lisle-sur-Tarn
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Intérêt
pour la filière vitivinicole :
L'utilisation de techniques alternatives au désherbage
chimique pour l'entretien des parcelles viticoles est indispensable
pour envisager une gestion durable des sols. Mais en supprimant
autant que possible les intrants herbicides, on ne doit pas
perdre de vue la gestion économique de l'exploitation.
C'est pour cette raison que l'efficacité et le coût
des techniques mécaniques ou thermiques sont étudiés
dans ce projet.
Partenaires
techniques de l'action :
Constructeurs, domaines expérimentaux, Chambres d'Agriculture
Derniers
résultats acquis / état d'avancement :
Lors de la saison 2004, un nombre important de matériels
de désherbage mécanique ont été
évalués en vignes larges et étroites.
Il ressort de cette série d'essais que :
- l'efficacité est directement liée aux conditions
de passage des outils (état de la terre, état
d'enherbement)
- l'efficacité est très dépendante d'un
bon réglage (profondeur, marge de sécurité
permise par le système d'effacement)
- les outils les plus simples obtiennent souvent les meilleurs
résultats
- les blessures éventuelles sur les souches sont souvent
plus liées à la conformation des ceps ou à
un enracinement très superficiel de la vigne qu'à
un mauvais réglage
- l'utilisation des interceps est plus efficace lorsque le
centrage sur le rang est bon et donc plus facile à
mettre en œuvre sur un châssis enjambeur
- sur l'ensemble d'une saison, l'alternance de différents
types d'outils semble pertinente dans la mesure du possible,
les pare-ceps doivent être positionnés le plus
près du sol pour pouvoir s'effacer devant une souche
même si celle-ci est tordue.
La saison 2005 a été consacrée
à la mise en place d'un essai sur les stratégies
de désherbage mécanique sur le rang, sur trois
sites expérimentaux : ferme expérimentale d'Anglars,
Domaine Expérimental du Vignoble Tarnais, Domaine de
Mons dans le Gers.
Les modalités entretien du sol mécanique et
désherbage chimique ont été réalisées.
L'absence de précipitations importantes lors de la
période végétative a permis de conserver
les parcelles très propres avec un minimum de passages.
L'appareil utilisé pour mettre en place l'essai lors
de cette première année était un Tournesol
Pellenc.
Ces premiers passages ont permis de préparer les parcelles,
non travaillées auparavant, à un entretien mécanique
avec différents types d'interceps et différentes
stratégies. En effet, l'efficacité d'un entretien
mécanique sous le rang est directement liée
à un état du sol meuble. Les mesures réalisées
à la vendange permettent de définir le point
de départ de nos observations futures avec des stratégies
et des outils bien différenciés.
En parallèle, un travail de simulation des coûts
des différentes possibilités d'entretien du
sol interceps en Midi-Pyrénées a été
réalisé. Il montre que la principale composante
du coût de l'entretien mécanique du sol est le
temps passé. Des variations importantes sont aussi
dues au coût initial des matériels employés,
mais dans certaines conditions, on peut se rapprocher des
coûts obtenus avec le désherbage chimique.
Un nouveau matériel de désherbage
thermique alimenté par du propane en phase gazeuse,
a été expérimenté en vignoble
mâconnais.
Le désherbage thermique présente en vignes étroites
quelques inconvénients qui réduisent actuellement
son intérêt pratique. Outre le coût et
le nombre d’interventions, le principal problème
en vignes basses et étroites est lié au phénomène
dit de bulle d’air chaud qui entraîne des risques
importants pour la végétation de la vigne.
Dans le cadre de programmes de désherbage de la ligne
des souches, le système thermique a été
comparé à la technique de l’ENM conduite
par herbicide de contact dans deux conditions de flore. L’efficacité
technique du système est bonne mais il est confirmé
que la réussite du désherbage thermique dépend
de l’adaptation du programme d’interventions au
type de flore et au stade des adventices. Comme toutes les
alternatives à l’emploi des herbicides pour l’entretien
de la ligne des souches, le désherbage thermique entraîne
des temps de chantier supérieurs à ceux du désherbage
chimique.
Une avancée significative par rapport à nos
acquis est l’enregistrement de dégâts négligeables
à la végétation de la vigne pouvant être
imputés à la présence d’une bulle
chaude. Il apparaît que le nouveau système entraîne
une augmentation sensible de la crédibilité
technique et économique de l’emploi du désherbage
thermique en vignes étroites. Toutefois, il est encore
nécessaire d’affiner et de valider certains aspects
des bonnes pratiques d’utilisation de cet outil. |
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