Lutte
Biologique et Alternatives à la lutte chimique
Lutte
biologique contre les acariens phytophages
Lutte
biologique contre Scaphoïdeus titanus vecteur de la flavescence
dorée
Antagonistes
naturels des insectes ravageurs de la vigne
Validation
technico-économique de la Production Intégrée
Alternatives
à la désinfection chimique des sols - Court-noué
de la vigne |
Maitrise
Applications des Produis Phytosanitaires
Optimisation
des matériels de pulvérisation
Adaptation
de la dose de produit en fonction du développement végétatif
et de la pression parasitaire
Maîtrise
et gestion des effluents de pulvérisation |
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Lutte
biologique contre les acariens phytophages |
Intérêt pour la filière :
A l'heure actuelle, il est admis de tous que les auxiliaires
les plus fréquents, les plus permanents (si on les
respecte), les plus efficaces contre les tétranyques
et les phytoptes, sont les acariens prédateurs Phytoseiidae
appelés aussi typhlodromes. Ils constituent
une réelle alternative à la lutte chimique
acaricide qui selon les vignobles et les conditions pouvait
se matérialiser par deux à trois interventions
annuelles spécifiques.
Partenaires techniques et scientifiques de l'action :
Serge Kreiter, Marie-Stéphane Tixier-Garcin, Romain
Bonafos, Philippe Auger – Agro-INRA Montpellier
SRPV Languedioc-Roussillon, Aquitaine.
Derniers résultats acquis :
• Identification des principales espèces
: Typhlodromus pyri est le Phytoséiide qui
prédomine dans la majorité des vignobles français
: Bourgogne, Champagne, Alsace, Aquitaine et certains vignobles
de Midi-Pyrénées (Gaillac, Fronton, Madiran,
Marcillac). Sur les autres vignobles midi-pyrénéens
prospectés (Côtes de Gascogne, Lavilledieu et
Cahors) ainsi que sur certaines parcelles de Jurançon
et des Côtes du Marmandais, l’espèce majoritaire
est Amblyseius andersoni. Enfin sur les vignobles du pourtour
méditerranéen, Kampimodromus aberrans est l’espèce
prédominante. Dans tous les cas, il s’agit de
prédateurs de protection.

Femelle de T. pyri. Photo ITV France – G. Sentenac
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• Effets non intentionnels des produits
phytopharmaceutiques : un certain nombre d’insecticides
et de fongicides ont été testés sur
T. pyri et K. aberrans selon la méthode CEB 167 afin
d’établir un classement de ces produits suivant
leur toxicité envers les typhlodromes. Le classement
de ces produits est paru dans Phytoma n°555.
• Maintien des équilibres biologiques
: établissement d’un schéma
décisionnel pour favoriser la recolonisation naturelle
des parcelles peu pourvues (lutte biologique par conservation).
Réussite aléatoire de la lutte biologique
par lâchers inoculatifs, méthode non adaptée
aux grandes surfaces, à n’utiliser qu’en
cas d’échec de la lutte biologique par conservation.
• Biocénose et mode de dispersion :
la dispersion de T. pyri s’effectue par voie aérienne
et par voie terrestre. Les zones écologiques réservoirs,
situées à proximité des parcelles,
participent à la restauration du potentiel antagoniste
naturel des acariens phytophages.
• Typhlodromes et traitements obligatoires
contre la flavescence dorée : des densités
importantes de typhlodromes sont observées sur des
vignobles (Aquitaine et Midi-Pyrénées) soumis
à l’arrêté de lutte obligatoire
contre le vecteur de la flavescence dorée. La tolérance
voire la résistance de T. pyri à deux substances
actives insecticides (deltaméthrine et chlorpyriphos-éthyl)
a été étudiée sur 15 parcelles
du Frontonnais et a été mise en évidence
dans 65% des cas (deltaméthrine) et 100% des cas
(chlorpyriphos-éthyl). L’évaluation
de la résistance a été réalisée
par R. Bonafos (ENSAM).
• Prédation de Drepanothrips reuteri
par T. pyri : en situation de choix, la larve de
ce thrips est une proie préférentielle pour
T. pyri. Un typhlodrome peut manger 1.09 thrips en 24h.
Un ratio de 1 t yphlodrome pour 2.5 thrips semble nécessaire
pour une régulation efficace
Bibliographie :
Sentenac G., Bonafos R., Ruelle B., Coulon T., Escaffre P.,
Auger P., & Kreiter S., 2002. Effets non-intentionnels
de certains produits phytopharmaceutiques sur Typhlodromus
pyri, Kampimodromus aberrans et Phytoseius plumifer. Phytoma-LDV,
555 : 50-55.
Serrano E., Viguès V., Mérendet V., 2004. Etude
de la prédation du thrips de la vigne Drepanothrips
reuteri (Uzel) par Typhlodromus pyri Scheuten. MONDIAVITI,
1-2 décembre 2004 : 53-60.
Coulon T., Zabollone E., Speich P., 2005. Equilibre acariens
prédateurs/acariens phytophages dans le vignoble aquitain
: bilans comparés de deux prospections faunistiques
réalisées à 12 ans d'intervalle (1992-2004).
2éme colloque international sur les acariens des cultures,
24-25 octobre 2005. |
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Lutte
biologique contre Scaphoïdeus titanus vecteur de la flavescence
dorée |
Intérêt pour la filière :
Afin de trouver une alternative aux trois traitements
insecticides neurotoxiques appliqués chaque
année dans les zones de lutte obligatoire, l'ITV avec
le soutien scientifique de l’INRA de Sophia-Antipolis,
tente de mettre au point une méthode de lutte biologique
contre Scaphoïdeus titanus, cicadelle-vectrice de la
flavescence dorée. Cette technique serait également
pertinente dans les vignobles fréquentés par
cette cicadelle mais où la maladie est pour l'instant
absente. L'objectif est de réduire, au moyen
d'un agent de lutte biologique, la probabilité de rencontre
entre le vecteur et un cep contaminé.
Tous les efforts mis en œuvre pour pérenniser
l'élevage en laboratoire de Lonchodryinus flavus Olmi
et de Gonatopus peculiaris Brues étant restés
vains, l’action se focalise tout particulièrement
sur l’étude du parasitoïde « autochtone
» Gonatopus clavipes (Thunberg).
Partenaires techniques et scientifiques de l'action :
Jean-Claude Malausa, Nicolas Ris, Marcel Thaon - INRA Centre
de Sophia-Antipolis,Unité Expérimentale de Lutte
biologique.
Elisabeth Boudon-Padieu, Denis Clair – INRA Dijon, UMR
PME équipe Phytoplasmes.
Maximo Olmi – Università degli Studi di Viterbo
"della Tuscia"
Michel Martinez – INRA/AGRO de Montpellier.
Derniers résultats acquis :
Malgré une augmentation des populations de
S. titanus en 2005, l’activité des Dryinidae
autochtones demeure très faible, le taux de parasitisme
relevé est compris entre 0 et 4 %. Après Anteon
pubicorne (Dalman), une deuxième espèce de Dryinidae
indigène est mise évidence en Bourgogne, il
s’agit de Gonatopus clavipes (Thunberg). En région
Provence Alpes Côte d’Azur, cette espèce
est également, au sein de la famille des Dryinidae,
le parasitoïde majeur de S. titanus, secondé par
une autre espèce proche : Gonatopus lunatus Klug.
| L’évaluation
de G. clavipes en tant qu’auxiliaire de lutte
biologique par lâchers inoculatifs fait l’objet
d’une collaboration INRA-ITV depuis 2005. Le
faible nombre de G. clavipes lâchés et
leur absence de coïncidence temporelle avec la
présence de larves âgées et d’adultes
de S. titanus sur le terrain n’ont toutefois
pas permis d’évaluer l’intérêt
éventuel de cette espèce. Cependant,
fort de l’expérience acquise et des innovations
mises au point en 2005, les objectifs pour 2006 sont
d’assurer une production plus importante de
cocons avec des émergences de femelles de G.
clavipes dès fin juin et début juillet. |
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G. clavipes parasitant
une larve de S. titanus
Photo ITV France – G. Sentenac |
Parallèlement, les investigations
menées sur l’évaluation du parasitisme
indigène ont été riches d’enseignements.
En effet, elles montrent que :
- L’estimation du parasitisme indigène par dissection
de cicadelles prélevées sur le terrain met en
évidence des taux de parasitisme plus importants que
la simple observation visuelle.
- des endoparasitoïdes encore à identifier (Pipunculides
? Strepsiptère?) pourrait également être
impliqués dans ce parasitisme indigène. Ces
observations doivent être cependant confirmées
et couplées à l’élevage de cicadelles
recueillies sur le terrain.
Bibliographie :
Malausa J.C., 2004. Les grands principes et stratégies
de la lutte biologique : application au cas de la cicadelle
vectrice de la Flavescence dorée, Scaphoideus titanus.
MONDIAVITI, 1-2 décembre 2004 : 21-24.
Olmi M., 2000. Fauna d'Italia, Vol. XXXVII Hymenoptera. Dryinidae
– Embolemidae. Edizioni Calderini Bologna
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Antagonistes
naturels des insectes ravageurs de la vigne |
Intérêt pour la filière :
Produire du raisin de qualité, assurer un revenu
équitable au vigneron, sauvegarder le patrimoine viticole,
protéger l'environnement, tels sont les défis
du viticulteur, du chercheur, du technicien. La Production
Intégrée est une voie intéressante pour
assurer une viticulture durable (extrait de la préface
des directives pour la Production Intégrée en
viticulture, 1ère édition Bull. OILB Vol. 19(10),
1996 ).
Dans ce contexte où un des objectifs est de minimiser
les effets non intentionnels indésirables ainsi que
l'utilisation des produits phytopharmaceutiques, la protection
du vignoble doit privilégier la mise en œuvre
de méthodes de lutte écologiques. Par conséquent,
en concomitance avec une connaissance exhaustive des profils
éco-toxicologiques des produits phytosanitaires, l'étude
des méthodes de lutte biologique devient une orientation
prioritaire.
L'inventaire des auxiliaires indigènes est à
présent réalisé et après une étude
sur la faisabilité d'une lutte biologique par augmentation
contre la cicadelle Empoasca vitis Goethe, nos efforts portent
actuellement sur la lutte biologique contre la cochenille
farineuse Heliococcus bohemicus Sulc et la coccidae Parthenolecanium
corni (Bouché). Ces cochenilles sont des insectes ravageurs
occasionnels de la vigne, cependant elles se révèlent
être potentiellement vecteurs des virus GLRaV-1 et GLRaV-3
de l'enroulement (Sforza et al, 2000). A l'heure actuelle,
la lutte en période végétative de la
vigne ne peut être envisagée qu'au moyen d'organophosphorés,
produits phytopharmaceutiques peu compatibles avec les principes
d'une viticulture durable. En absence d'alternative, des phénomènes
de résistance ne sont pas à exclure
Partenaires techniques et scientifiques de l'action :
Philippe Kreiter, Ludovic Giuge - INRA Centre de Sophia-Antipolis,
Unité Expérimentale de Lutte biologique.
Gerard Delvare - CIRAD de Montpellier
Claire Villemant – MNHN
Michel Martinez – INRA/AGRO de Montpellier.
Christian Hecker – IF TECH Angers.
Derniers résultats acquis :
Selon les sites de prélèvement et les stades
présentés par l'hôte, Anagyrus szodensis
Erdös, Ericydnus sipylus (Walker) et dans une moindre
mesure Leptomastidea bifasciata mayr sont les parasitoïdes
majeurs de la cochenille farineuse H. bohemicus. Les parasitoïdes
majeurs de la coccidae P. corni sont Metaphycus insidiosus
(Mercet), Blastothrix longipennis (Howard) et Coccophagus
lycimnia (Walker).
L'INRA de Sophia-Antipolis maîtrise les conditions optimales
d'élevage d'H. bohemicus. En moyenne une femelle donne
naissance à 220 néonates. Trois stades larvaires
sont mis en évidence. Cette Pseudococcidae présente
une forte mortalité infantile, aux alentours de 65
%. Le sex-ratio est de 30 %. La durée de développement
est supérieure à 80 jours.
En Bourgogne, H. bohemicus est univoltine. De fin octobre
à fin avril les formes hivernantes se trouvent sous
les écorces. Les fourreaux ou pupariums dans lesquels
les mâles se différencient ne se rencontrent
que sous écorce. Les femelles ou futures femelles migrent
vers les parties aériennes dès le stade bourgeon
dans le coton, ces populations d’H. bohemicus sont maximales
au cours de la période première feuille étalée
– cinq à six feuilles étalées.
Au stade dix-onze feuilles étalées, toutes les
femelles ont migré vers les écorces du vieux
bois où elles vont rentrer en parturition, cette espèce
est ovo-vivipare. Les premières néonates colonisent
les feuilles de la base à partir du stade floraison.
En ce qui concerne cette génération, deux pics
peuvent être identifiés : le premier au stade
nouaison-grain de plomb, le second bien plus tard qui débute
au stade 100% véraison et qui perdure jusqu’à
la maturité-récolte. L’existence de ces
deux pics met en évidence plusieurs migrations des
H. Bohemicus des écorces vers les feuilles.
 |
Il ressort des différents essais d'élevage
de parasitoïdes qu' Ericydnus sipylus est le
meilleur candidat en tant qu'agent de lutte biologique,
sa production ne pose pas de problème, ce qui
est loin d'être le cas pour les deux autres
Encyrtidae. Cette espèce présente une
parthénogenèse arrhénotoque. |
E. sipylus
parasitant H. bohemicus.
Photo ITV France – G. Sentenac |
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En condition
de non choix les larves de Chrysoperla lucasina (Lacroix)
et de Chrysoperla affinis (Navàs) se sont révélées
être d'excellents prédateurs d' H. bohemicus,
la consommation journalière, pendant le développement
des L2 et L3, est comprise en moyenne entre 4 et 5 cochenilles.
Les lâchers de jeunes L2 de C. lucasina ont montré
une efficacité intéressante au vignoble. |
Prédation
d'H. bohemicus par C. lucasina.
Photo ITV France – G. Sentenac |
Bibliographie :
Sentenac G., 2000-2003. Les antagonistes naturels des insectes
ravageurs de la vigne. Compte rendu d'activités par
projet. Édition ITV France.
Sentenac G., Kuntzmann Ph., 2003. Étude des cochenilles
et des antagonistes qui leur sont associés dans les
vignobles de Bourgogne et d' Alsace de 2000 à 2002.
Bulletin OILB SROP Vol. 26 (8) 2003 : 247-252.
Sentenac G., 2004. Les antagonistes naturels de la cicadelle
des grillures, Empoasca vitis Goethe. Étude de faisabilité
d'une lutte biologique par augmentation. MONDIAVITI, 1-2 décembre
2004 : 25-37.
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Validation
technico-économique de la Production Intégrée |
Personne
en charge de l'action : Thierry COULON – thierry.coulon@itvfrance.com
ITV France – 39 rue Michel Montaigne –
33294 Blanquefort Cedex
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Intérêt pour la filière viti-vinicole
:
A partir des observations effectuées sur un réseau
de fermes viticoles, il s’agit de disposer à
terme de références fiables quant aux conditions
d’adaptation progressive de ces exploitations à
un système de production intégrée.
Deux questions sont en fait posées quant à :
- la faisabilité de la production
intégrée en viticulture. Est-ce possible techniquement,
économiquement ?
- la possibilité d’optimiser une conversion
des systèmes de « production traditionnelle »
vers un système de production intégrée.
Sur le réseau de fermes de référence
il s’agira donc d’observer comment les viticulteurs
s’adaptent, font évoluer leurs méthodes
et leurs pratiques.
Les résultats attendus sont une progression, dans la
pratique viticole, de l’esprit et des méthodes
de la production intégrée, au service de la
qualité des produits et du respect de l’environnement,
de la protection des opérateurs viticoles dans des
conditions économiques viables et durables.
Durée de l’action : 7 ans (2000-2006)
Partenaires de l’action :
Equipe projet ITV France : Unité de Bordeaux –
T. Coulon, F. Hugueniot
Unité de Segonzac – M. Descôtis, D. Lanthiome
Partenaires externes :
Enita Bordeaux – JC. Paillet, B. Delhomme
Enesa Dijon - C. Compagnonne
Chambres d’Agriculture 16, 17, 24, 33, 40, 47, 64
Derniers résultats acquis (2003-2005) :
Engagé à partir de l’année 2000,
les travaux ont successivement porté sur une définition
des outils de pilotage de la démarche à engager
sur le réseau de fermes (référentiel
PI). Nous nous sommes appuyés sur une traçabilité
des opérations et pratiques mises en œuvre par
les viticulteurs, évaluées au travers d’un
« diagnostic » spécifiquement conçu
pour l’étude. Une approche des coûts liés
aux pratiques « PI » a été tentée,
mais des difficultés d’ordre méthodologiques
et d’accès aux informations souhaitées,
en particulier temps de travaux, ont constitué des
limites par rapport aux objectifs initiaux. Un volet sociologique
complémentaire a été développé
en 2005, centré sur les modes de détermination
et d’engagement des vignerons vers des systèmes
de production répondant mieux aux enjeux de qualité
environnementale.
Fin 2003, quatre années après constitution du
réseau de fermes de référence en Aquitaine,
nous constations que les exploitations avaient d’abord
rapidement progressé dans la démarche PI, mais
que cette progression tendait ensuite à "plafonner".
Les exploitants semblent être confrontés, sur
certains points techniques, à des difficultés
qui limitent leur progrès dans la dernière phase
d’atteinte des objectifs fixés par le référentiel
PI, et ce pour la partie "engagements" qui correspond
à la définition minimum de la déclinaison
pratique de la PI.
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| Exemple
1 : Des pratiques qui évoluent |
|
Exemple 2 : Progression
limitée des pratiques |
En 2004, nous avons donc mis en œuvre
un travail spécifique d’investigation auprès
des producteurs dans l’objectif de mieux cerner ce que
nous avons appelé les "freins" à la
démarche PI.
Au-delà de l’identification précise des
difficultés rencontrées, il s’agissait
aussi, évidemment, de déboucher ensuite sur
un plan d’action permettant de dépasser les problèmes
repérés par la mise en œuvre de moyens
les plus appropriés possibles.
Globalement, à partir des résultats issus des
diagnostics effectués et de l’évolution
inter-annuelle des pratiques constatées sur les exploitations,
les non conformités et donc les difficultés
recensées dans la démarche ont fait l’objet
d’une typologie, et des actions proposées.
Plusieurs types de difficultés, donc de freins, sont
listés. Cependant, hormis le cas particulier d’impasses
techniques clairement identifiées, les informations
recueillies en 2004 ne semblent pas pouvoir justifier le «
plafonnement » de progression vers la PI constaté
sur le réseau. Dans la plupart des cas, des possibilités
techniques sont proposées aux producteurs, validées
tant sur le plan expérimental que pratiquement sur
d’autres exploitations viticoles. Sur le plan économique,
si la situation actuelle devient limitante pour certaines
entreprises, nous disposons d’indicateurs, imparfaits
il est vrai, qui laissent penser que les coûts strictement
spécifiques à la démarche PI influencent
peu le résultat des exploitations.
Ces constats nous amènent à orienter notre recherche
sur d’autres facteurs, d’ordre sociologique, dont
il semble maintenant évident qu’ils constituent
également un élément significatif pouvant
conditionner et expliquer les modes de détermination,
d’engagement et de choix des viticulteurs.
Menée en collaboration avec l’équipe de
sociologues de l’Enesa de Dijon, une enquête en
2005 permet d’approcher comment les réseaux de
dialogues et d’échanges personnels des exploitants,
entre eux et avec des techniciens, influencent à la
fois leurs prises de conscience et de décision.
Bibliographie :
COULON T., SENTENAC G., 2001. Journal international des sciences
de la vigne et du vin, Un raisin de qualité : de la
vigne à la cuve, n° hors série, Viticulture
durable. Vers quelle mise en pratique dans le vignoble ?
Groupe de travail « méthodologie
Production Intégrée », 2002. Référentiel
National pour la Production Intégrée de raisins,
Diagnostic Technique de Production Viticole Intégrée,
viticulture durable : les outils supports à une mise
en pratique.
Groupe de travail Production Intégrée
en viticulture, 2003. Référentiel national pour
la Production Intégrée de raisins, viticulture
durable : quelle mise en pratique dans le vignoble français.
COULON T., HUGUENIOT F., 2003. Production
Intégrée : premiers résultats, Avenir
Aquitain, n° 666.
COULON T., 2003. PI : la validation technico-économique
en bonne voie, Avenir Aquitain, n° 680.
COULON T., HUGUENIOT F., 2003. Technical
and economical validation of the integrated production of
grape in the aquitaine vineyard. Report after three years
of study (2000-2002),
IOBC/wprs Bulletin Vol. 26 (8) pp. 293-296
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Alternatives
à la désinfection chimique des sols - Court-noué
de la vigne |
Personne
en charge de l'action : Marion Claverie – marion.claverie@itvfrance.com
CIRAME c/o AREDVI / ITV France - 779 chemin de l’Hermitage,
hameau de Serres – 84200 Carpentras |
Intérêt pour la filière
Depuis quelques années, les contraintes de mise en
œuvre d’une lutte chimique contre le court-noué
(par désinfection des sols, dévitalisation)
s’intensifient : l’utilisation de l’aldicarbe
en vigne (Témik 10G) n’est autorisée que
jusque fin 2007 (JO du 18 avril 2003), les doses de glyphosate
pour dévitalisation sont limitées à 2880
g/ha et 200 l/ha de bouillie en plein avec panneaux récupérateurs
(JO du 8 octobre 2004). Quant aux fumigants (1,3-dichloropropène,
Télone, Dorlone), en cours de ré-examen, leur
devenir est pour l’instant incertain.
Dans ce contexte, accroître l’effort de recherche
d’éventuelles méthodes de lutte alternative
semble plus que jamais essentiel. C’est pourquoi dès
2006, ITV France se propose de venir en appui aux structures
travaillant déjà ces questions (INRA, ENTAV,
GRAB ou autres) à travers des partenariats techniques
de terrain ou de coordination des travaux.
L’action en 2006 porte sur 3 volets :
- la participation d’ITV France à l’évaluation
des performances d’un porte-greffe hybride
descendant de Muscadinia rotundifolia en sol contaminé
; 5 parcelles sont prévues en Alsace, Bourgogne, Languedoc
et Provence. La plantation doit avoir lieu en 2007, le facteur
limitant étant la production de plants par greffe-bouture
herbacée (le porte-greffe reprend mal au greffage).
L’année 2006 est consacrée à la
recherche de parcelles fortement contaminées et à
la réalisation des analyses nématologiques.
- un volet de coordination de l’action technique
: après un bilan des connaissances réalisé
le 28 avril 2005 à Avignon, une réunion est
programmée début avril 2006 pour réaliser
le bilan des essais prémunition ;
- un volet de veille autour de l’actualité
court-noué internationale.
Partenaires techniques et scientifiques de l’action
INRA
ENTAV
Derniers résultats
Nouvelle action en 2006.
Bibliographie
Demangeat, G., Esmenjaud, D., Voisin, R., Bidault, JM, Grenan,
S., et Claverie, M., « Le court-noué de la vigne,
I- état des connaissances sur cette maladie lors de
la journée Alternative du 28 avril 2005 », in
Phytoma, 587, Novembre 2005, p 38-42
Esmenjaud, D., Voisin, R., Fritsch J.,Bouquet, A., Lemaire,
O., et Claverie, M., « Le court-noué de la vigne,
II- le point sur la lutte contre la maladie à la journée
Alternative du 28 avril 2005 », in Phytoma , 587, Novembre
2005, p 43-48
Claverie, M., « Court-noué de
la vigne, des alternatives pour demain ? », in Le Vaucluse
Agricole, 24/06/2005, p 8-9.
Claverie, M., « Court-noué de
la vigne, des alternatives pour demain ? », in VITI,
311, oct.2005, p 2-4. |
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Optimisation
des matériels de pulvérisation |
Intérêt pour la filière viti-vinicole
:
L’application des produits de protection des plantes
est un enjeu majeur pour la viticulture. L’action doit
aboutir à une bonne maîtrise des doses employées
et à une limitation de l’impact environnemental
des interventions par une recherche de la meilleure adaptation
du pulvérisateur aux conditions de réalisation
du traitement. Elle est basée sur le fait que le pulvérisateur
est l’outil qui détermine le devenir de la bouillie
et sa répartition entre les différentes cibles
du traitement d’une part, et l’environnement d’autre
part.
L’évaluation des matériels prend en compte
l’efficacité technique et la réponse aux
contraintes environnementales en n’omettant pas la réalité
économique des diverses situations. Le but est de déterminer
clairement les différents compromis « précision
d’application/maniabilité du matériel
à la vigne » acceptables dans le cadre d’une
viticulture durable.
Partenaires techniques de l’action :
Unité de Davayé, constructeurs de pulvérisateurs,
Service Viticole de la Chambre d’Agriculture de Saône
et Loire, Services Techniques du CIVC.
Derniers résultats acquis :
En viticulture, trois technologies de pulvérisation
sont employées dans la pratique : jet projeté,
jet porté et pneumatique. Le choix est effectué
en fonction du mode de conduite de la vigne. Toutefois, quelle
que soit la technologie, la configuration du matériel
doit répondre au cahier des charges actuel : dépôt
d’une manière homogène du maximum de la
bouillie sur la cible du traitement avec, en corollaire, une
minimisation des risques pour l’environnement.
Dans toutes les situations, les dernières
expérimentations ont montré que les appareils
d’avenir doivent assurer un traitement direct de chaque
face des rangs de vigne. Il convient donc de se soucier de
cet impératif lors du renouvellement du matériel.
Dans le cas du jet projeté, utilisable
dans les vignes étroites de vigueur limitée,
les buses doivent être disposées sur des baguettes
interlignes. Dans ces conditions, les nouvelles buses à
turbulence antidérive à aspiration d’air
ont été évaluées. Les résultats
vont dans le sens d’une meilleure sécurité
d’efficacité tout en réduisant fortement
les brouillards de pulvérisation.
Dans le cas des pulvérisateurs pneumatiques,
le nombre de diffuseurs par face du rang et leur positionnement
conditionnent l’homogénéité du
traitement. Les configurations avec des diffuseurs identiques,
en nombre suffisant, situés dans chaque interligne
obtiennent, dans toutes les situations, une bonne répartition
de la bouillie tout en minimisant les pertes dans l’environnement.
Pour des motifs pratiques de maniabilité à la
vigne, certains appareils disposent les diffuseurs de manière
à assurer un traitement face par face par le dessus
de la végétation. Cette configuration entraîne
une hétérogénéité de dépôt
de la pulvérisation entre étages de végétation.
Avec les systèmes les mieux adaptés aux conditions
de vignoble, cette différence de répartition
entre le haut et le bas reste pratiquement tolérable
dans une proportion voisine de 60/40.
L’homogénéité
de répartition de la bouillie entre côtés
de rang d’une part, et étages de végétation
d’autre part, est une caractéristique indispensable
du pulvérisateur pour envisager une maîtrise
des doses de produits phytosanitaires. |
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Adaptation
de la dose de produit en fonction du développement végétatif
et de la pression parasitaire |
Personne
en charge de l'action : Alexandre Davy - email : alexandre.davy@itvfrance.com
ITV France – 39 rue Michel Montaigne –
33294 Blanquefort Cedex |
Intérêt pour la filière viti-vinicole
:
La réussite ou l’échec d’une protection
phytosanitaire est liée à de nombreux paramètres.
La pression parasitaire, la sensibilité de la plante,
la surface de végétal à protéger,
la matière active utilisée, la qualité
de l’application réalisée sont autant
de facteurs explicatifs que nous avons du mal à évaluer
à leur plus juste valeur. La dose homologuée
est calculée pour demeurer efficace lorsque l’ensemble
de ces facteurs sont favorables au développement de
la maladie, ce qui est rarement le cas dans la réalité
et qui laisse supposer l’existence de marges de progrès
en matière d’intrant phytosanitaire. Abordée
de manière empirique, la démarche mise en place
a d’ores et déjà confirmé l’existence
de marges de progrès considérables dans ce domaine.
L’intérêt du projet réside dans
la mise au point d’une méthode rationnelle d’adaptation
de la dose de produit à la situation rencontrée
au moment du traitement, utilisable dans la pratique par le
viticulteur.
Mots clefs : Surface Foliaire Totale - Pression
parasitaire - Adaptation de l’intrant phytosanitaire
- Qualité de pulvérisation
Partenaires techniques en charge de l'action :
ITV France, stations régionales Aquitaine, Charentes,
Rhône Méditerranée
BASF Firme phytopharmaceutique
SYNGENTA Firme phytopharmaceutique
Chambres d'agriculture des régions Aquitaine, Charentes
Derniers résultats acquis :
L’étude de l’efficacité de doses
réduites de produits phytosanitaires est engagée
depuis 1996. Elle s’est orientée, au cours de
l’hiver 2002, vers la création d’un tableau
à triple entrée, matérialisant une proposition
de réduction de la dose homologuée des spécialités
phytosanitaires à partir de trois paramètres
:
• la date d’application, qui
matérialise le positionnement par rapport au stade
de développement de la vigne et aux différentes
époques de sensibilité de la plante,
• l’expression végétative
évaluée par l’estimation de la
Surface Foliaire Totale (SFT) développée par
hectare au sol,
• la pression parasitaire, évaluée
par le travail de modélisation du comportement épidémique
des principales maladies de la vigne (mildiou, oïdium
et black-rot), entrepris à ITV France Bordeaux.
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Figure n°1
: Tableau expérimental d’optimisation des
doses |
Bien qu’expérimentale et non
validée, cette méthode originale d’adaptation
de la dose homologuée est testée sur le terrain
depuis plusieurs années avec un certain succès.
En effet, si les modalités traitées avec des
doses réduites (réduction moyenne de l’ordre
de 50 % !) présentent régulièrement des
niveaux d’attaque un peu plus élevés que
ceux observés sur les modalités traitées
à la pleine dose homologuée, il n’en reste
pas moins que ces différences, quand elles existent,
sont faibles et que la protection générée
par l’application de doses optimisées reste compatible
avec une production de qualité.
La réussite d’une protection
phytosanitaire passe également par la maîtrise
de l’application des produits. Dans le but de contrôler
et d’optimiser la qualité de pulvérisation
des différents appareils de traitement, ITV France
Bordeaux travaille sur la mise au point d’un banc de
contrôle des pulvérisateurs. L’objectif
est de connaître, pour un appareil et un réglage
donnés, la répartition de la bouillie sur la
cible.
Bibliographie :
VISENTIN T. 2004, Contribution à la mise en place d’un
outil de contrôle de la pulvérisation en viticulture,
Mémoire de fin d’étude, ENSAIA Nancy, 35p
RAYNAL M. 2004, Optidose : Optimisation de l’intrant phytosanitaire.
Colloque AFPP Cietap, Orléans mars 2004
DAVY A. 2001, Contribution à l’élaboration
d’un banc d’essai, support d‘évaluation
de la qualité d’une pulvérisation sur vigne,
Mémoire de fin d’étude, ENITAB viticulture-oenologie,
50p
RAYNAL M. 2001, Application des produits phytosanitaires : des
pistes pour une optimisation agronomique de la pulvérisation,
Colloque Euroviti Bordeaux. |
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Maîtrise
et gestion des effluents de pulvérisation |
Personne
en charge de l'action :
Jean-Luc Demars et Joël Rochard – email :
joel.rochard@itvfrance.com
ITV France – Château de la Frémoire
– 44120 Vertou |
Intérêts pour la filière :
La manipulation des produits phytosanitaires est au cœur
des enjeux environnementaux. Les travaux conduits dans cette
action visent à fournir des références
techniques permettant aux vignerons de répondre d'une
manière pratique et économique aux renforcements
réglementaires et aux démarches de viticulture
durable. L'action principale porte actuellement sur la gestion
des effluents phytosanitaires (fonds de cuve et eaux de nettoyage
des pulvérisateur) compte tenu de la parution d'une
réglementation imminente sur le sujet.
Partenaires techniques de l'action :
Coordination et animation par ITV France du groupe de travail
national Ecopulvi portant sur la gestion des reliquats de
pulvérisation. Ce groupe réunit représentants
institutionnels (ministère de l'agriculture), agences
de l'eau, interprofessions viti-vinicoles régionales,
chambres d'agriculture départementales et/ou régionales,
organismes de recherche (Cemagref, INRA...), enseignement
supérieur et exploitations viticoles pilotes.
Derniers résultats acquis :
Les expérimentations menées en 2005 ont permis
de conforter les connaissances sur la caractérisation
des effluents et sur l'efficacité de plusieurs modes
de gestion envisagés :
- test de l'efficacité de multiples modalités
de rinçage à la parcelle selon molécules
;
- suivi de dispositifs de traitement des effluents hors cadre
expérimental (fonctionnement en routine en exploitation
: 1 filtre végétalisé sur une exploitation
; 1 dispositif technologique de coagulation-floculation-filtration
sur charbons actifs en site collectif).
Au-delà de ces connaissances techniques,
une approche a été menée sur les pratiques
courantes de gestion des reliquats de pulvérisation.
Compte tenu des progrès à accomplir, des références
disponibles et du renforcement réglementaire, un document
de communication a été rédigé
: cahier itinéraire d'ITV France n°10.
Bibliographie :
Cahiers Itinéraires d’ITV France + CD-Rom
« Bonnes pratiques de manipulation des produits phytosanitaires
en viticulture ». Novembre 2005.
Ce document didactique précise, pour chaque étape
de manipulation des produits (stockage, remplissage du pulvérisateur,
gestion des reliquats…) la réglementation à
respecter et les moyens techniques pour une optimisation économique
et pratique des démarches. Cette plaquette constitue
donc une synthèse des références ITV
France quant à l'optimisation de l'utilisation des
produits phytosanitaires (gestion des reliquats en premier
lieu).
Le rinçage à la parcelle, priorité à
développer au vignoble, y est développé
via un film de sensibilisation (9 minutes) dans un CD Rom
accompagnant la brochure. Des outils de formation, d’animation
de réunion (diaporama) et des éléments
pratiques (articles, contacts…) complètent le
CD-Rom.
Ce document a été réalisé dans
le cadre du groupe de travail Ecopulvi, en
collaboration avec l’UIPP, l’Onivins
et le ministère de l’agriculture.
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