Modélisation
/ pilotage de la qualité du raisin
Diagnostic
de la contrainte hydrique
Estimation
précoce du rendement
Modélisation
des risques épidémiologiques phytosanitaires
Système
d’Information Géographique (SIG) appliqué
à la protection raisonnée du vignoble |
Modélisation
/ pilotage de la qualité du raisin |
Personne
en charge de l'action : Marion Claverie – marion.claverie@itvfrance.com
CIRAME c/o AREDVI / ITV France - 779 chemin de l’Hermitage,
hameau de Serres – 84200 Carpentras
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Intérêt pour la filière
L’implantation d’une parcelle de vigne, les caractéristiques
climatiques d’un millésime et les pratiques du
vigneron sont autant de facteurs qui vont agir sur la qualité
des raisins et des vins. Qualité que le vigneron souhaite
maîtriser au mieux afin d’obtenir un produit déterminé
de façon régulière. L’objectif
de ce projet est d’indiquer au vigneron les facteurs
les plus influents sur la qualité d’un raisin
ou d’un vin. Dans ce but, un outil d’analyse statistique
est utilisé sur un grand nombre de données recueillies
sur plusieurs millésimes et plusieurs parcelles. Ces
données décrivent d’une part le sol, le
climat, la phénologie, la végétation,
la récolte et la vigueur de la vigne. D’autre
part, la qualité est décrite à l’aide
des variables couramment utilisées par le viticulteur
: sucre, acidité totale, pH, composantes de la couleur
et des tanins du vin. Le résultat espéré
est une modélisation de chaque variable de qualité
à partir de ces descripteurs agro-pédo-climatiques.
L’échelle de l’étude est assez réduite
(la région viticole), et les modèles sont obtenus
par cépage. La prédiction doit donner un ordre
de grandeur du résultat qui soit robuste d’un
millésime et d’une parcelle à l’autre.
Ces modèles, utilisables sous forme d’un «
tableau de bord » pratique, pourront à terme
être utiles à un conseiller viticole pour, par
exemple, appuyer un diagnostic plantation ou un conseil agronomique.
Partenaires techniques et scientifiques de l’action
Chambres d’Agriculture de Dordogne, Lot-et-Garonne,
Landes
INRA Domaine de Couhins
Institut des Hautes Etudes en Viticulture : (A.Carbonneau)
JF.Durand (statisticien)
Derniers résultats
• Modélisation
du merlot et du cabernet sauvignon en Aquitaine
Depuis 2000, le projet est recentré sur la région
Aquitaine. Des parcelles d’essai sont suivies par
ITV France et différents partenaires afin d’alimenter
la base de données avec les situations viticoles
les plus contrastées pour chaque cépage. Les
raisins issus des essais sont vinifiés selon une
méthode standard, puis dégustés. Des
modèles sont alors travaillés, année
après année, afin d’expliquer : le sucre,
l’acidité et le pH des moûts, ainsi que
les constituants polyphénoliques des vins (anthocyanes,
intensité colorante, et IPT). Les données
de dégustation n’ont, à ce stade, pas
encore été étudiées.
Les données portent sur les millésimes 1994
à 2004 et sur 16 parcelles d’essai en merlot
et en cabernet sauvignon. En tout, environ 80 points servent
à bâtir chaque modèle décrivant
une diversité intéressantes d’implantations,
de climats et de conduites.
• Validation
des modèles
La démarche de modélisation statistique utilisée
ne peut pas se concevoir sans validation. Chaque année,
un lot de points issus de l’échantillon était
mis de côté dans ce but. Depuis 2004, de nouveaux
sites ont été suivis spécifiquement
pour participer à la validation des modèles.
Ils sont différents des sites d’essais qui
ont servi à bâtir les modèles, et peuvent
même être issus d’une zone viticole différente
(en Aquitaine toutefois). Le modèle, s’il est
robuste, devra prédire correctement la variable de
qualité quel que soit le site et le millésime.
• Exemple : modélisation du degré
potentiel des moûts
Les modèles à ce jour les plus avancés
concernent le sucre des moûts et l’IPT des vins
finis. Pour les deux cépages, le degré potentiel
dépend essentiellement des conditions thermiques
de la maturation, du bilan hydrique sur la campagne, de
la quantité de récolte sur souche et de la
hauteur de feuillage. Néanmoins, et de manière
caricaturale, si le merlot a surtout besoin de conditions
de maturation favorables, le cabernet sauvignon est plus
sensible au bilan hydrique et à la quantité
de feuillage.
Dans le cas du sucre, la validation sur les sites suivis
spécifiquement est satisfaisante. Des irrégularités
dans la qualité de prédiction existent d’un
site à l’autre mais l’objectif de détermination
d’un ordre de grandeur est atteint. Le modèle
sait classer les sites du potentiel en sucre le plus faible
au plus fort.
• Vers un logiciel pratique d’utilisation
Depuis 2004, un support informatique d’utilisation
des modèles est à l’étude. L’objectif
est de disposer d’un « tableau de bord »
simple pour manier les modèles.
Ce projet s’est intéressé au cas de deux
cépages en Aquitaine. Néanmoins la méthode
utilisée est transposable à d’autres situations.
Elle a d’ailleurs été utilisée
à l’identique dans le Sud-Est en 2005 sur le
cépage mourvèdre. |
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Diagnostic
de la contrainte hydrique |
Intérêt pour la filière :
Dans un contexte où la commercialisation des vins est
de plus en plus soumise à une concurrence importante,
il est plus que jamais nécessaire de maîtriser
les conditions d’obtention d’un produit compétitif.
Dans ce contexte, la gestion de la contrainte hydrique au
vignoble agit simultanément sur le rendement et sur
la qualité du vin. Il convient alors de raisonner la
production viticole au travers d’un « parcours
hydrique » cible. Pour ce faire, il est indispensable
de quantifier en temps réel l’intensité
de la contrainte hydrique au vignoble. Jusqu’à
présent, seul le recours à des outils techniquement
difficiles d’accès permettait une telle approche,
limitant ainsi le nombre d’observations. En partenariat
avec les laboratoires de recherches agronomique et les organismes
de développement agricole du pourtour méditerranéen,
l’ITV met au point un modèle de bilan hydrique
permettant de simuler l’évolution de la contrainte
hydrique à l’échelle de la parcelle viticole
sur la base d’informations climatiques et de relevés
de terrain. Cette estimation, couplée à une
grille d’interprétation des répercussions
de la contrainte sur les composantes qualitatives et quantitatives
de la vendange permet de situer le niveau de risque de contrainte
hydrique et de proposer un diagnostic de la situation viticole
au pas de temps journalier. En complément et sur la
même thématique, l’ITV développe
avec l’INRA une méthode d’évaluation
de la contrainte hydrique facilement accessible, sur le principe
de la mesure de la température du couvert végétal.
Partenaires techniques de l’action :
INRA – ENSAM – AgroM : Montpellier
Chambres d’Agriculture : Aude, Bouches-du-Rhône,
Gard, Hérault, Var, Vaucluse
Cirame Carpentras
Civam viti Corse
Derniers résultats :
• Couplage de deux indicateurs (YFb et bilan
hydrique)
Si le potentiel hydrique foliaire de base (YFb) n’est
pas un indicateur à remettre en question dans son intérêt
pour mesurer le niveau de contrainte hydrique d’une
parcelle (Carbonneau 1998, Choné et al. 2001), son
application à grande échelle trouve ses limites
dans la lourdeur de mise en œuvre de la mesure. Le problème
est alors de pouvoir suivre de façon régulière
l’évolution de la contrainte hydrique de la parcelle
au travers de cet indicateur.
L’objectif du couplage du YFb avec un modèle
de bilan hydrique se résume par l’idée
suivante. Si le YFb indique d’un côté l’état
de contrainte hydrique de la plante en fonction de l’état
de l’eau dans le sol, et qu’un modèle de
bilan hydrique permet d’un autre côté de
suivre de façon théorique l’évolution
de la quantité d’eau d’un sol, une relation
qui unifierait ces deux indicateurs ne permettrait-elle pas
de mieux suivre l’évolution de la contrainte
sur le cycle végétatif ? Une telle possibilité
offrirait les avantages suivants :
- simplification du protocole de mesure de l’évolution
de la contrainte hydrique sur une parcelle sans perte d’information
- détection précoce des risques de contrainte
hydrique liés aux aléas climatiques
- gestion d’irrigations d’appoint.
• Fonctionnement
Sans entrer dans les détails, le fonctionnement du
modèle de bilan hydrique est simple. Le sol est considéré
comme un réservoir qui se remplit avec les précipitations
et se vide sous l’effet de la transpiration de la végétation
et de l’évaporation du sol (Riou 1994, Carbonneau
1998, Lebon et al. 2003). La transpiration de la végétation
est calculée après définition du coefficient
d’interception du rayonnement solaire (Pieri et al.
1989) et une fonction de régulation est appliquée
lorsque le sol s’assèche (Lebon et al. 2003)
; elle évolue avec le développement de la végétation.
Dans sa version actuelle et dans un soucis de simplicité,
le modèle n’est applicable qu’aux vignes
palissées, non enherbées et planes.
• Grille de diagnostic
La méthodologie décrite ci-avant permet de suivre
l’évolution la plus probable du YFb entre deux
dates de mesure grâce à l’interprétation
des données météorologiques. On a alors
accès à un outil descriptif de l’évolution
de la contrainte à la parcelle. Un tel outil descriptif
n’est utilisable par le praticien que s’il est
relié à une stratégie de diagnostic de
la situation agronomique.
En viticulture, la notion de progressivité d’apparition
de la contrainte hydrique est primordiale. Il s’agit
d’adapter un niveau de contrainte hydrique au stade
phénologique. Le recensement des études et expériences
des chercheurs et techniciens du pourtour méditerranéen
a permis d’élaborer une grille de diagnostic
des risques liés à la contrainte hydrique pour
la production de vin rouge à rendement maîtrisé
en région méditerranéenne ; les avis
convergents de chacun ayant facilité la tâche,
notamment par l’adoption unanime du YFb comme indicateur
de référence (figure 1).
Cette grille de diagnostic appliqué à une importante
base de données a montré sa validité
pour les critères quantitatifs, et ce dès les
stades précoces. Bien que la méthodologie de
classement (couplage d’un modèle de bilan hydrique
avec des mesures de YFb) soit relativement simpliste, l’interdépendance
des conditions d’alimentation en eau avec les caractéristiques
qualitatives et quantitatives de la vendange est telle qu’elle
permet d’exploiter les résultats de ces travaux
comme outil d’aide à la prise de décision
par les agents de développement. Cette sensibilité
des paramètres qualitatifs et quantitatifs autorise
l’utilisation de l’outil bilan hydrique avec la
grille d’interprétation pour porter un diagnostic
a priori sur la situation vécue. En attendant le complément
de ces études, le modèle ici proposé
est jugé suffisamment pertinent par l’ensemble
des partenaires techniques pour être utilisé
en complément des observations habituelles. Il permet
de quantifier l’intensité de la contrainte du
millésime et de pratiquer des irrigations correctrices
en fonction des objectifs de production définis. A
cette fin est développée par l’ITV une
interface informatique facilitant l’utilisation du modèle
(figure 2).
Bibliographie :
Carbonneau A. 1998 Irrigation, vignoble et produits de la
vigne. Traité d'irrigation, Jean-Robert TIERCELIN,
éd. Lavoisier Tec & Doc : 257-276.
Choné X., Van Leeuwen C., Dubourdieu D. et Gaudillère
J.P. 2001 Stem water potential is a sensitive indicator of
grapevine water status. Anals of Botany, 87 (4): 477-483.
Riou C. 1994 Le déterminisme climatique de la maturation
du raisin : application au zonage de la teneur en sucres dans
la communauté européenne. Luxembourg, Office
des Publications des Communautés Européennes,
322p.
Lebon E., Dumas V., Pieri P. et Shultz H.R. 2003 Modelling
the seasonnal dynamics of the soil water balance of vineyards.
Functionnal Plant Biology, 30: 699-710.
Piéri P., Riou C. et Valancogne C., 1989. Un modèle
simple d’interception du rayonnement solaire par la
vigne – Vérification expérimentale. Agronomie
9, 441-450.
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Estimation
précoce du rendement |
Personne
en charge de l'action : Eric Serrano – eric.serrano@itvfrance.com
ITV France - V’Innopôle – BP 22 –
Brames-Aïgues – 81310 Lisle-sur-Tarn |
Intérêt
pour la filière :
La maîtrise des rendements, initialement légiférée
pour limiter le volume de vin sur le marché, est progressivement
devenue un outil incontournable de la qualité du produit
fini. Mais connaître avec fiabilité les rendements
viticoles avant les vendanges demeure laborieux, les méthodes
actuellement proposées pour une estimation du rendement
à la parcelle – essentiellement basées
sur des comptages d’inflorescences, de grappes par souche
ou de baies par grappe – nécessitent une mise
en œuvre lourde au vu de la qualité de l’information
fournie. Dans la plupart des cas, il s’avère
ainsi difficile d’obtenir des précisions inférieures
à 10%. L’Institut Technique de la Vigne et du
Vin (ITV France) a, depuis 5 ans, développé
une étude sur l’estimation des rendements dont
l’originalité repose sur l’existence d’une
corrélation entre le volume de la grappe durant son
développement et son poids à la vendange. En
Partenariat avec le Cemagref de Montpellier et la société
Ondalys, un système portable permettant d’estimer
le volume de la grappe à partir d’une photo numérique
a été mis au point.
Partenaires
techniques de l’action :
Vignerons de Rabastens, 33 route d’Albi 81800
RABASTENS
Cemagref de Montpellier : 361 rue JF Breton,
34033 Montpellier cedex 1 - www.cemagref.fr
Ondalys : 361 rue JF Breton, 34033 Montpellier
cedex 1 - www.ondalys.com
Derniers
résultats :
Comment acquérir de manière simple et précise
les différentes données qui composent le rendement
d’une parcelle de vigne ? C’est la question à
laquelle nous avons entrepris de répondre en déterminant,
d’une part, le nombre de cep nécessaire pour
calculer un nombre moyen de grappes par pied, et, d’autre
part, un procédé permettant la mesure du volume
d’une grappe en cours de campagne, ainsi que la relation
entre ce volume mesuré à un stade phénologique
précis et le poids de la grappe considérée
à la récolte.
• Optimiser l’estimation
du nombre de grappes par pied
Combien de ceps échantillonner pour être le plus
précis possible ? Un comptage a été réalisé,
entre 1999 et 2002, cep par cep, sur plus de 25 parcelles
d’un demi-hectare de surface en moyenne. Un traitement
statistique de l’image a été réalisé
en collaboration avec l’ Institut National Polytechnique
de Toulouse afin de calculer l’erreur induite par l’échantillonnage.
Le traitement des données montre qu’un échantillonnage
d’au moins 40 pieds apparaît nécessaire
pour limiter l’erreur de mesure tout en conservant une
mise en œuvre au vignoble réalisable. En deçà,
le risque d’erreur est augmenté de façon
importante, au delà, le gain en pertinence est limité
pour le temps à y consacrer.
• Déterminer le poids moyen d’une
grappe à maturité
Plus
de vingt mille données portant sur le volume
de la grappe à différents stades phénologiques
de la vigne et son poids à la récolte
ont été collectées. Cette banque
de données expérimentales a été
constituée sur dix neuf cépages Vitis
vinifera au cours de sept millésimes (1999 à
2005).
Le volume d’une grappe est estimé par une
simple prise de vue photographique à l’aide
d’un capteur piéton. L’image est
ensuite traitée pour approcher le volume réel
d’une grappe. Les mesures sont effectuées
aux stades nouaison, début de fermeture de la
grappe et début véraison sur un échantillon
de 50 à 200 grappes par parcelle. |
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Prototype du capteur
piéton |
Les résultats globaux montrent qu’il
existe une bonne corrélation entre le volume de la
grappe aux stades les plus avancés et son poids à
la récolte.
A la nouaison, les erreurs sont moins acceptables, comprises
entre 10 et 40 g.
Il apparaît ainsi raisonnable de pouvoir envisager des
estimations de la récolte dès le stade «
fermeture de la grappe » en prenant en compte les relations
poids/volume des années précédentes.
En 2005, la construction des modèles mettent en évidence
de très bons résultats d’estimation des
poids moyens des grappes avec des erreurs d’estimation
inférieures à 10%.
Dans le cadre d’une application de
terrain, une estimation des rendements à la parcelle
passe par un échantillonnage minimum de 40 ceps pour
le calcul du nombre de grappes par cep.
Afin de déterminer le poids moyens de la grappe précocement,
l’utilisation du capteur optique améliore et
facilite la méthode d’estimation du volume de
celle-ci.
Les différents tests et mesures réalisés
depuis 5 ans ont confirmé la stabilité de la
relation entre ce volume à la fermeture de la grappe
et le poids à la récolte. Des modèles
robustes ont pu être établi sur une quinzaine
de cépages. La méthode développée
permet au final des mesures directes au vignoble simples et
rapides pour aboutir à des erreurs moyennes d’estimation
du rendement à la parcelle inférieures à
10%. Les modèles affiliés à chaque cépage
seront précisés en 2006 sur différents
vignobles français.
Bibliographie
consultable :
HUGLIN P., BALTHAZARD J., 1975. Variabilité et fluctuation
de la composition des inflorescences et des grappes chez quelques
variétés de V. vinifera. Vitis, 6-13.
MURISIER F., JEANGROS B., AERNY J., 1986. Maitrise du rendement
et maturité du raisin. Revue Suisse Vitic. Arboric.
Hortic. Vol 18 (3) : 149-156.
SCHNEIDER C., 1995. La prévision, un outil pour la
maîtrise des fluctuations de rendement en viticulture.
C.R. GESCO, 240-246.
SERRANO E., ROUSSEL S., GONTIER L., DUFOURCQ T., 2005. Estimation
précoce du rendement de la vigne : corrélation
entre le volume de la grappe de Vitis vinifera en cours de
croissance et son poids à la récolte. C.R. GESCO
2005, 311-318.
SERRANO E., ROUSSEL S., GONTIER L., DUFOURCQ T., 2005. Le
REV : Système optique d’estimation des rendements
à la parcelle. Actes de colloque Journée Technique
Innovation en viticulture, dec. 2005. Station Régionale
ITV Midi-Pyrénées
SERRANO E., DUFOURCQ T., CHABERT M., 2002. Recherche d’une
méthode simple et fiable d’estimation des rendements
à la parcelle. Actes de colloque Journée Technique
Maîtrise des rendements en viticulture, dec. 2002. Station
Régionale ITV Midi-Pyrénées.
WURGLER W., LEYVRAZ H. ET BOLAY A., 1955. Peut-on prévoir
le rendement de la vigne avant le débourrement ? Annuaire
agr. D. I. Suisse, 766-783. |
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Modélisation
des risques épidémiologiques phytosanitaires |
| Rubrique en cours de création. |
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Système
d’Information Géographique (SIG) appliqué
à la protection raisonnée du vignoble |
Intérêt pour la filière :
ITV France en Aquitaine, a créé son Système
d’Information Géographique (SIG) sur la modélisation
des maladies cryptogamiques de la vigne. Il permet de générer
à la fois des cartes du risque de développement
de ces maladies sur le vignoble aquitain et des cartes d'observation
du développement de ces mêmes maladies afin d'estimer
le crédit que l'on peut accorder aux modèles.
L’animation d’un réseau de plus en plus
vaste nécessite de s’orienter vers des outils
Internet .
C’est pourquoi, ITV France en Aquitaine
met à disposition son infrastructure pour d’autres
centres partenaires via un site Intranet. Basé sur
les technologies de cartographie web et de géostatistique,
il s’intègre dans la gamme logicielle existante
et permet de mutualiser des informations de vignobles voisins.
ITV France en Charentes dispose aujourd’hui d’un
site web, intégrant un serveur cartographique fournissant
un outil de diagnostic de la situation sanitaire régionale.
Partenaires techniques en charge de l'action
S.STRIZYK SESMA
D.THOMAS GEOVALOR
S.GUITTARD ENITAB
Derniers résultats acquis
ITV France en Aquitaine a créé son SIG qui se
compose des éléments suivants :
• Une base de données EPICURE (Oracle)
• Des logiciels de représentations cartographiques
(ArcView + Isatis)
• Un site Intranet (site interactif dynamique)
ITV France en Aquitaine se positionne comme
centre de compétence cartographique pour les unités
distantes qui veulent partager leurs données et disposer
des logiciels hébergé en Aquitaine. Il s’articule
autour de :
- L’élaboration d’une
étude géostatistique pour améliorer les
interpolations du moteur cartographique. Cette étude
a abouti à l’établissement d’une
méthodologie pour améliorer et quantifier la
précision des sorties cartographiques.
- La diffusion des informations de la base
de données par un site web de type intranet. A partir
d’un même site, un utilisateur identifié
a accès à un panel de cartes sur sa région
(Bordelais, Cognaçais). Basé sur les technologies
standard, il s’intègre dans la gamme logicielle
existante et permet de mutualiser des informations de vignobles
voisins. Des outils permettent de consulter et d’alimenter
à distance la base de données. Des actions similaires
sont en cours de finalisation pour les unités de Midi-Pyrénées
et Val de Loire.
- L’acquisition de SIG nomades pour
l’intégration en base des observations réalisées
sur le terrain. Ces appareils permettront d’automatiser
et d’uniformiser la collecte des informations. Ce point
fera l’objet de développement pendant la campagne
2006.
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Fig 1 : Site
intranet pour les utilisateurs de Charente |
Bibliographie consultable
DEBORD, C., 2005, Systèmes d’Information Géographique
: application à la représentation régionale
d’un risque d’épidémie sur le vignoble,
Acte de colloque Euroviti 2005, 5p
RAYNAL, M. et DEBORD, C., 2005, Elaboration
de systèmes régionaux de prévision de
risque d’épidémies sur la vigne, Conférence
ESRI SIG 2005
GUITTARD, S., 2005, Contribution à
l’élaboration d’un système d’information
interrégional dédié à la prévision
des risques épidémiques sur la vigne, Mémoire
de fin d’étude, ENITAB MSI, 55p
DEBORD, C., 2004, Mise en place du Système
d’Information Géographique dédié
à la modélisation des maladies cryptogamiques
de la vigne, Mémoire de Validation des Acquis de l’Expérience,
Université Jean Monnet/ENISE, 54p.
BLAZEIX, E., 2002, Modélisation
du risque épidémique dans le vignoble Bordelais
– Validation des modèles et représentation
cartographique des résultats, Mémoire d’Ingénieur
Maitre, IUP de Chimie-Biologie de Nantes, 62p. |
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